« Les chaînes logistiques doivent être plus résilientes »

« Les chaînes logistiques doivent être plus résilientes »

Les entreprises faisant partie de la même chaîne logistique doivent collaborer plus étroitement. C’est la conclusion d’une étude du VIL (Institut flamand pour la Logistique), qui avec la participation de huit entreprises de secteurs très divergents, a étudié comment les entreprises pouvaient s’armer contre les ruptures dans la chaîne logistique. Outre la collaboration, la standardisation est elle aussi importante, indique le rapport intitulé ‘Meten van Resilience – veerkracht in de supply chain’ (Evaluation de la résistance de la chaîne logistique).

Coûts et pertes de revenus pour les entreprises

En septembre 2011 les huit entreprises (parmi lesquelles des grands noms tels Nike et Toyota) ont démarré ce projet, visant à augmenter la résistance de leur chaîne logistique (ou ‘supply chain’ ).


Auparavant l’étude annuelle ‘Supply Chain Resilience 2011’ menée par The Business Continuity Institute auprès de 559 entreprises dans 62 pays, avait déjà mis en avant l’importance d’une chaîne de production résiliente. 85% des répondants avaient connu de lourdes perturbations dans leur chaîne logistique en 2011, ce qui avait entraîné pour la moitié des répondants des pertes au niveau de la production, deux sur cinq répondants avaient subi une augmentation des coûts et pour un tiers d’entre eux également une perte significative de revenus, une augmentation du nombre de plaintes et un impact négatif sur les prestations de service.


Des procédures formelles en guise de garanties

Le VIL est allé encore une étape plus loin dans son étude en essayant de déterminer les  faiblesses éventuelles des chaînes logistiques, qui sont de plus en plus fragilisées par leur complexité grandissante. D’autre part l’institut a également recherché des mesures pouvant être appliquées par les entreprises, afin de renforcer leur chaîne et de limiter l’impact d’éventuelles ruptures et ce dans tous les chaînons du réseau logistique. L’étude conclut que la collaboration est l’arme par excellence dans le combat contre les interruptions de la chaîne logistique. Dans le cadre de cette collaboration, l’échange d’informations est primordial : « cela doit devenir un réflexe dans une organisation et être ancré dans la culture d’entreprise. »


D’autre part l’étude souligne également l’importance des procédures formelles, afin de tirer les leçons des problèmes du passé et pouvoir ensuite éviter des interruptions dans le futur. Les entreprises devront mettre sur pied des stratégies pour parer à certains risques et ce en collaboration avec les autres parties concernées de la chaîne. Le VIL recommande également les programmes de certification : ainsi certaines garanties pourront être insérées formellement dans la chaîne.

 

 

Traduit par Marie-Noëlle Masure

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