Faillite du la Cristallerie du Val Saint Lambert

Faillite du la Cristallerie du Val Saint Lambert

La faillite de la Cristallerie du Val Saint Lambert a été prononcée lundi par le tribunal de commerce de Liège. Trois curateurs ont été désignés. Lors du dépôt de bilan vendredi dernier, le propriétaire évoquait une relance sous pavillon français.

Troisième faillite en 10 ans

La faillite de la Cristallerie du Val Saint Lambert, la troisième en dix ans à peine, était attendue. La semaine dernière encore le ministre wallon de l’Economie, Jean-Claude Marcourt (PS), parlait « d’un avenir bien sombre » pour le fleuron liégeois.


La cristallerie est sous protection judiciaire depuis un certain temps déjà ; un sursis qui en juillet dernier avait été prolongé jusqu’au 25 octobre. Mais les propriétaires et la direction n’ont pas attendu cette date ultime : vendredi dernier l’entreprise déposait le bilan et informait ses 52 ouvriers restants (durant la période de gloire de la cristallerie fin 19ème, début 20ème siècle ils étaient plus de 5.000 !) qu’une reprise dans le cadre de la loi sur la continuité des entreprises n’avait pu se faire. Hier la faillite a été prononcée officiellement.


Relance sous pavillon français ?

L’un des trois curateurs, déjà commissaire lors de la procédure de réorganisation judiciaire, connaît très bien la situation de la cristallerie. Lors d’une assemblée générale du personnel hier après-midi les trois curateurs ont annoncé que l’entreprise ne disposait plus de suffisamment de liquidités pour garantir les salaires. « Les C4 seront envoyés ce mardi », précise Mario Curto de la FGTB.


Durant les semaines à venir les curateurs et les syndicats s’efforceront de trouver un repreneur. La piste de la cristallerie française Lalique comme acheteur potentiel reste d’actualité. Vendredi dernier Val Saint Lambert indiquait dans un communiqué de presse que les négociations concernant une relance avec l’entreprise française se poursuivaient : « Nous nous attendons à ce que Lalique, après la désignation d’un curateur, présente rapidement une offre  ».


« Les chances sont minces mais nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir », souligne Marc Goblet, président de la FGTB Liège. Le syndicaliste espère que d’autres repreneurs se manifesteront, maintenant que la faillite a été prononcée. « J'espère que ce ne sera pas uniquement pour racheter le stock. Nous voulons un plan industriel crédible », poursuit-il. Le ‘phénix de l’artisanat belge’, renaîtra-t-il de ses cendres pour la énième fois ? L’avenir nous le dira …

 

 

Traduction : Marie-Noëlle Masure

Tags: