L’effondrement du rouble russe n'inquiète pas qu'Apple

L’effondrement du rouble russe n'inquiète pas qu'Apple

Les choses vont de mal en pire pour la Russie : le ralentissement de l’économie et la chute des prix du pétrole ont plongé le pays dans une crise profonde, qui touche également l’exportation occidentale.

Apple met fin à ses ventes online en Russie

Rien que cette année le rouble russe a perdu la moitié de sa valeur par rapport à l’euro et au dollar, l’inflation monte en flèche et les bourses s’écroulent. Toute cela suite à l’économie qui tourne au ralenti, suite aux sanctions occidentales et suite aux prix du pétrole qui sur le marché mondial ont atteint un niveau historiquement bas. Ce dernier facteur étant un problème de taille pour la Russie, sachant que les produits énergétiques (pétrole et gaz) représentent plus de 70% de l’exportation russe.


Toute cette situation affecte non seulement le président Vladimir Poutine (photo) et les Russes, mais également les entreprises qui exportent vers la Russie. Ainsi Apple a décidé hier de mettre fin à ses ventes online (iPhones, d’iPads et autres) en Russie. Ces derniers mois l’entreprise à la pomme s’était vu contrainte d’augmenter d’un quart le prix de ses produits en raison de la chute du rouble. Une situation intenable, selon Apple, qui a donc fermé son webshop russe.


Inquiétude également auprès des entreprises belges

La crise du rouble se fait sentir bien au-delà des frontières russes, notamment en Europe, de loin le principal partenaire commercial de la Russie (267 milliards d’euros en 2012, soit 41% de l’ensemble du commerce effectué par Moscou).


Les entreprises belges exportent chaque année pour plus de 5 milliards d’euros vers la Russie. Au cours du premier semestre 2014 l’exportation depuis la Belgique vers la Russie a chuté de 20%, indique l’AWEX (Agence wallonne à l'exportation et aux Investissements étrangers), et ceci avant même l’annonce des sanctions occidentales et la riposte de Poutine (qui a touché principalement les fruiticulteurs).


Flanders Investement & Trade, le pendant flamand d’AWEX, confirme cette tendance : « Nous constatons également une forte baisse de l’exportation de fer, de véhicules et de produits pharmaceutiques vers la Russie », indique le porte-parole Tom Vermeulen dans le journal Het Nieuwsblad. Une tendance encore accentuée par le fait que Poutine et les siens incitent la population à acheter des produits locaux.


Pour certains cette crise russe s’est même avérée désastreuse, comme en témoigne la faillite de Mexx : un mauvais payeur russe aurait poussé la chaîne de vêtements néerlandaise à sa perte, écrit le magazine Trends.

 

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