L’empire du luxe Harrods lance un département dédiés aux vins

L’empire du luxe Harrods lance un département dédiés aux vins

Fidèle à sa réputation, le grand magasin britannique  Harrods, situé Brompton Road au cœur de Londres, continue de miser sur le luxe en lançant un nouveau département entièrement dédiés aux vins et spiritueux.

Au plus foncé, au plus cher

A l’heure où le consommateur moyen est à l’affût des promotions d’Aldi et Lidl, Harrods continue d’attirer l’élite britannique, ainsi que les touristes aisés.  A présent Harrods enrichi son offre en lançant un département de boissons exclusives : 2000 vins, 200 champagnes et 500 alcools forts. Pour la bouteille la meilleur marché il faut compter 9,95 livres sterling, soit 11,50 euros.


Afin de guider le client, les catégories de prix sont indiquées par des codes couleurs. Au plus foncée la couleur, au plus cher le produit.


Le nec plus ultra de la gamme est sans aucun doute la Collection Dalmore Paterson avec ses douze whiskys rares datant des années 1926 à 1990, chacun dans un emballage spécifique. Pour acquérir cette collection il vous faudra  débourser la modique somme de 987.500 livres sterling, soit 1,1 million d’euros.


Une bouteille de champagne pour quelque 20.000 euros

Le champagne Louis Roederer millésimé 2002, dont seules sept bouteilles seront vendues au Royaume-Uni cette année, fait également partie de cet assortiment exclusif. Le prix – ou  faut-il plutôt parler d’investissement – s’élève à 18.000 livres sterling, soit 20.700 euros.


Harrods prévoit d’organiser régulièrement des dégustations avec des promotions spéciales afin de fidéliser son public cible.


« Tout, partout pour tous »

Monsieur tout le monde ne fait donc plus partie de la clientèle chez Harrods. Le slogan sur la façade  - ‘Omnia Omnibus Ubique’ ou ‘Tout, partout pour tous’  – ne correspond plus à la réalité de l’offre.  Depuis 2010 l’enseigne est aux mains d’ investisseurs qatariens, qui souhaitent obtenir un retour sur investissement.


Toutefois l’avenir s’annonce difficile pour Harrods, qui de plus en plus doit faire face à la concurrence d’e-commerçants de luxe  et de nouveaux centres commerciaux réservés à une clientèle richissime à Dubaï et en Asie du Sud-Est.


Pourtant certains plaident  pour un retour à une clientèle britannique plus modeste, afin que l’avenir de l’enseigne ne dépende pas uniquement de touristes fortunés, dont le comportement est en partie déterminé par les fluctuations des taux de change et la stabilité politique.

 

 

Traduction : Marie-Noëlle Masure

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