Le SPF Economie double le nombre de contrôles sur les balances

Le SPF Economie double le nombre de contrôles sur les balances

Près de 6% des balances dans les supermarchés et les magasins affichent un poids inexact. C’est pourquoi le SPF économie veut doubler le nombre de contrôles et effectuer l’étalonnage obligatoire des balances en sous-traitance. « Des frais supplémentaires qui se répercuteront à nouveau sur les commerçants », déplorent les organisations d’entrepreneurs indépendants.

Usure ou vibrations

Le service de métrologie légale du SPF économie contrôle chaque année quelque 10.000 balances dans des supermarchés, des magasins alimentaires, chez des bijoutiers et des acheteurs d’or. Ces contrôles révèlent que 6% des balances n’indiquent pas le poids correct. Selon Chantal De Pauw, porte-parole du SPF Economie, ces erreurs seraient trop souvent « liées à l’usure ou aux vibrations ».


Les erreurs sont « autant à l’avantage qu’au désavantage du client », mais parfois il s’agit de fraude volontaire. Dans ce cas le dossier du contrevenant est transmis au parquet. Ainsi l’année dernière six dossiers ont été ouverts à l’encontre d’acheteurs d’or.


Contrôles doublés, ainsi que le prix

Jusqu’à présent les commerçants étaient contrôlés tous les 4 ans, « mais nous voulons à nouveau effectuer les contrôles tous les 2 ans, comme c’était le cas dans le passé », explique De Pauw. « Cela implique le double de travail, alors que nous disposons de moins en moins de personnel. C’est pourquoi nous voulons confier l’étalonnage obligatoire des balances tous les 4 ans à des organismes agréés ». Mais la sous-traitance risque de faire passer le coût de l’étalonnage de  24 euros à 50 euros.


Le Syndicat Neutre pour Indépendants qualifie tout ce remue-ménage « d’incompréhensible »: « Non seulement parce que le nombre d’erreurs est minime et que dans la moitié des cas l’erreur est en faveur du client, ce qui rend l’augmentation des contrôles inutile. En outre, cela impliquera une charge et des coûts supplémentaires pour les commerçants », estime Christine Mattheeuws, présidente du SNI.


L’Unizo de son côté reconnaît l’importance des contrôles, tout en soulignant qu’ils ne peuvent « en aucun cas se transformer en chasse aux sorcières ».

 

 

Traduction : Marie-Noëlle Masure

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