Les clients sont de plus en plus nombreux à demander des réductions

Les clients sont de plus en plus nombreux à demander des réductions

Selon 6 commerçants sur 10 le nombre de clients demandant une réduction en dehors de la période des soldes a augmenté au cours de l’année écoulée. Plus de 3/4 des commerçants constatent que le consommateur est devenu plus attentif aux prix.

« Les Belges accros aux réductions »

Pas moins de 58% des détaillants ont constaté au cours de l’année écoulée une augmentation du nombre de consommateurs demandant une réduction. C’est ce que révèle une enquête menée auprès de 628 commerces (vêtements, multimédia, sport, design, meubles, électro, …) par le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI). 13% des clients en moyenne demandent une réduction de prix. « Certains suivent de près les promotions proposées dans des magasins concurrents et emportent les preuves avec eux », indique Christine Mattheeuws, présidente du SNI.


Certes, qui ne tente rien n’a rien, et bien souvent ces tentatives s’avèrent fructueuses, car en effet « 44% des détaillants réduisent leur prix s’il s’agit d’un client fidèle, soit via la carte de fidélité, soit via un bon de réduction valable pour un prochain achat. 9% des commerçants accordent une réduction lorsque le client a acheté un grand nombre d’articles. » Par contre un commerçant sur trois (34%) n’octroie jamais de réduction à la demande du client.


« Les Belges sont devenus accros aux réductions », affirme Mattheeuws. « Le fait que les grandes chaînes et les webshops internationaux proposent en permanence des réductions de prix y est pour quelque chose. Mais les petits commerces, qui ne travaillent pas avec d’énormes volumes, ne peuvent se permettre d’accorder sans cesse des réductions », souligne la présidente.


Un consommateur de plus en plus attentif aux prix

A noter que près de 8 commerçants sur 10 (78%) constatent que les consommateurs sont de plus en plus prudents au niveaux de leurs dépenses. Selon le SNI, il s’agit d’un problème de perception : « Diverses études ont démontré que le pouvoir d’achat des Belges avait augmenté, malgré la crise économique. Maintenant que le gouvernement mène une politique d’austérité, bon nombre de consommateurs craignent que leur portefeuille n’en souffre et limitent donc leurs dépenses », estime Mattheeuws.


« Suite au succès grandissant de certains casseurs de prix dans différents secteurs – songez aux compagnies aériennes ‘low cost’ ou aux grandes chaînes de mode pratiquant des prix très bas (comme Ryanair et Primark pour ne pas les citer, ndlr.)  –, les consommateurs adoptent un autre comportement d’achat ».

 

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