Les commerçants attribuent de mauvaises notes aux grandes villes

Les commerçants attribuent de mauvaises notes aux grandes villes

Les commerçants et chaînes de magasins belges ne sont guère satisfaits de la politique menée par leur bourgmestre et le collège échevinal. Tournai figure en tête du classement parmi les 15 villes sélectionnées, avec toutefois un modeste score de 55,5%. D’autres grandes villes, telles qu’Anvers, Gand et Bruxelles n’obtiennent même pas la moitié. C’est ce que révèle une grande enquête publiée par la fédération du commerce Comeos en vue des prochaines élections communales en octobre.

Tournai, Hasselt et Genk sur le podium

« Nous avons sélectionné quinze villes belges importantes et avons demandé à nos membres qui possèdent ou envisagent d’ouvrir des magasins dans ces villes, d’évaluer leur politique. En matière de mobilité, de sécurité, de fiscalité, de dynamique commerciale et d’emploi. Les scores attribués sont souvent affligeants », explique Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos.


Seul le top-3 dispose d’une petite marge : Tournai avec 55,5%, Hasselt avec 54,9% et Genk avec 54,4%.  Cinq villes ont échoué à l’examen : Anvers (49,8%), Gand (49,6%), Bruxelles (49,5%), Courtrai (49,5%) et Mons (49%). Les autres villes – Louvain, Ostende, Charleroi, Liège, Malines, Namur et Bruges – se situent juste au-dessus de la moitié.


Quatre points faibles

Les commerçants émettent quatre plaintes importantes  - mais peu surprenantes -vis-à-vis de l’administration locale.

  • Une pression fiscale trop lourde : « Les commerçants sont utilisés comme des vaches à lait par des administrations locales », observe Dominique Michel.
  • Trop de taxes locales différentes : « Les villes possèdent jusqu’à quatorze taxes différentes s’appliquant au commerce. Une chaîne de magasins active dans tout le pays doit donc connaître toutes les règles applicables pour tous les sites ».
  • Innovation commerciale freinée : « Les magasins doivent se réinventer et si nécessaire, déménager ou s’agrandir – mais il faut de l’espace pour cela et il faut pouvoir trouver suffisamment de personnel compétent ».
  • Sécurité insuffisante : « Les vols en magasins coûtent un milliard d’euros par an au secteur. Mais les commerçants se montrent indulgents dans leur jugement : ils comprennent que les autorités locales sont dépassées par les problèmes ».

 

Recommandations en vue d’un nouveau plan de gestion

« Il n’est pas aisé de comparer les villes entre elles », admet Dominique Michel. « La taille de la ville, la démographie, la proximité d’autres centres (commerciaux),… Tous ces facteurs jouent un rôle. Mais nous pouvons quand même tirer un certain nombre de conclusions claires – et nous espérons que les administrations locales tiendront compte de nos recommandations lorsqu’elles établiront leur plan de gestion pour la nouvelle législature ».

 

 

Traduction : Marie-Noëlle Masure

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