Président d’Uplace réagit sévèrement face à ses adversaires

Président d’Uplace réagit sévèrement face à ses adversaires

UplaceBart Verhaeghe, président d’Uplace, a réagi sévèrement jeudi dernier lors d’une conférence de presse, ainsi que dans l’émission de télévision Terzake, aux critiques émises ces dernières semaines concernant la construction d’un méga-complexe (englobant un centre commercial, un espace récréatif, des bureaux et un hôtel) à Machelen.

 

Uplace, qui se dit « étonné de certaines réactions », défend avec acharnement depuis 2007 ce projet de grande envergure qui viendra s’implanter sur l’ancien site industriel pollué de Renault.


Encore un seul permis à obtenir

Après des années de préparation tous les permis ont été obtenus  à un seul près, celui de l’environnement. Mais depuis l’octroi du permis de construire par le Gouvernement flamand fin octobre, une tempête de protestations s’est abattue  contre le projet. La ville de Louvain et de Vilvorde, la région bruxelloise et  Unizo (Union des entrepreneurs indépendants) ont sévèrement critiqué le projet. Mise en garde également par l’organisation de mobilité Touring quant aux problèmes de mobilité qu’occasionnerait l’implantation du projet près du ring bruxellois : le temps passé dans les embouteillages sur le ring augmenterait chaque année de 424 heures et les files s’allongeraient de 4km. Les partis politiques, sp.a et Groen!, eux aussi sont opposés au projet.

 

Jan Van Lancker, CEO d’Uplace, précise toutefois que “toutes les parties intéressées ont eu leur mot à dire et que les pours et le contres ont été bien pesés, après quoi des décisions ont été prises par les autorités à différents niveaux”. En tout et pour tout, le projet a été soumis par 8 fois aux citoyens, 18 instances ont émis un avis et les résultats de « toutes ces procédures démocratiques » ont été intégrés dans le projet définitif. « Et malgré tout cela, nous sommes aujourd’hui confrontés à un certain nombre de potentats  se croyant au-dessus des lois », explique le président, Bart Verhaeghe, excédé. (connu aussi en tant que président du FC Bruges pour lequel il essaye également, et non sans mal, de construire un stade de football en annexe d’un centre commercial)


Sujet de débat au Parlement flamand

UplacemachelenAu Parlement flamand, le ministre-président Kris Peeters (CD&V) a été interrogé   sur le dossier, et principalement sur le désaccord  au sein de son gouvernement quant au projet Uplace. La vice-ministre-présidente Ingrid Lieten (sp.a) avait semé la confusion lorsqu’elle avait affirmé dans le magazine Knack, que Philippe Muyters
(N-VA), ministre de l’aménagement du territoire, avait communiqué le permis de construire, mais que le Gouvernement flamand « n’avait encore pris aucune décision ».

 

Kris Peeters pour sa part nie toute discorde : « Le permis de construire est une compétence purement juridique du ministre Muyters, mais il l’a soumis au Gouvernement flamand sous forme de communication. Tout le gouvernement a approuvé cette communication ». Peeters continue donc à soutenir l’initiative Uplace. Tout comme Open VLD et N-VA il a insisté sur l’importance d’une sécurité juridique pour les entrepreneurs flamands – critique déjà émise par Verhaeghe, président du projet – et a souligné que la décision avait déjà été prise par le gouvernement précédent. « Sous cette législature seuls les aspects juridiques et procédurales doivent encore être finalisés », toujours d’après le ministre-président.

 

Le permis de l’environnement : affaire encore en cours

Kris Peeters toutefois a démenti le fait que la Flandre aurait garanti à Uplace l’obtention du permis d’environnement, malgré le refus de la députation permanente du Brabant flamand. « Le ministre en question et les procédures assermentées seront respectés. Cela se passera en toute indépendance. » Par ailleurs il a insisté pour qu’Uplace respecte rigoureusement les mesures imposées, afin de tempérer l’impact sur l’environnement.


Les villes de Louvain et de Vilvorde avaient déjà annoncé qu’ils s’adresseraient au Conseil d’Etat pour s’opposer au permis de construire. Ces deux villes craignent des conséquences néfastes  de ce projet gigantesque pour leurs propres commerçants. « Toute personne ayant un peu de bon sens, sait que ceci aura des conséquences dans un rayon de 30 km ». objectait Louis Tobback (sp.a), bourgmestre de Louvain.

 

Toutefois Verhaeghe, président d’Uplace, même s’il se dit “à bout”, n’a pas l’intention de baisser les bras: « L’investissement de 600 millions se fera ». Quant à savoir quand,  personne n’ose aujourd’hui se prononcer …

 

Traduit par Marie-Noëlle Masure

UplaceBart Verhaeghe, président d’Uplace, a réagi sévèrement jeudi dernier lors d’une conférence de presse, ainsi que dans l’émission de télévision Terzake, aux critiques émises ces dernières semaines concernant la construction d’un méga-complexe (englobant un centre commercial, un espace récréatif, des bureaux et un hôtel) à Machelen.

 

Uplace, qui se dit « étonné de certaines réactions », défend avec acharnement depuis 2007 ce projet de grande envergure qui viendra s’implanter sur l’ancien site industriel pollué de Renault.


Encore un seul permis à obtenir

Après des années de préparation tous les permis ont été obtenus  à un seul près, celui de l’environnement. Mais depuis l’octroi du permis de construire par le Gouvernement flamand fin octobre, une tempête de protestations s’est abattue  contre le projet. La ville de Louvain et de Vilvorde, la région bruxelloise et  Unizo (Union des entrepreneurs indépendants) ont sévèrement critiqué le projet. Mise en garde également par l’organisation de mobilité Touring quant aux problèmes de mobilité qu’occasionnerait l’implantation du projet près du ring bruxellois : le temps passé dans les embouteillages sur le ring augmenterait chaque année de 424 heures et les files s’allongeraient de 4km. Les partis politiques, sp.a et Groen!, eux aussi sont opposés au projet.

 

Jan Van Lancker, CEO d’Uplace, précise toutefois que “toutes les parties intéressées ont eu leur mot à dire et que les pours et le contres ont été bien pesés, après quoi des décisions ont été prises par les autorités à différents niveaux”. En tout et pour tout, le projet a été soumis par 8 fois aux citoyens, 18 instances ont émis un avis et les résultats de « toutes ces procédures démocratiques » ont été intégrés dans le projet définitif. « Et malgré tout cela, nous sommes aujourd’hui confrontés à un certain nombre de potentats  se croyant au-dessus des lois », explique le président, Bart Verhaeghe, excédé. (connu aussi en tant que président du FC Bruges pour lequel il essaye également, et non sans mal, de construire un stade de football en annexe d’un centre commercial)


Sujet de débat au Parlement flamand

UplacemachelenAu Parlement flamand, le ministre-président Kris Peeters (CD&V) a été interrogé   sur le dossier, et principalement sur le désaccord  au sein de son gouvernement quant au projet Uplace. La vice-ministre-présidente Ingrid Lieten (sp.a) avait semé la confusion lorsqu’elle avait affirmé dans le magazine Knack, que Philippe Muyters
(N-VA), ministre de l’aménagement du territoire, avait communiqué le permis de construire, mais que le Gouvernement flamand « n’avait encore pris aucune décision ».

 

Kris Peeters pour sa part nie toute discorde : « Le permis de construire est une compétence purement juridique du ministre Muyters, mais il l’a soumis au Gouvernement flamand sous forme de communication. Tout le gouvernement a approuvé cette communication ». Peeters continue donc à soutenir l’initiative Uplace. Tout comme Open VLD et N-VA il a insisté sur l’importance d’une sécurité juridique pour les entrepreneurs flamands – critique déjà émise par Verhaeghe, président du projet – et a souligné que la décision avait déjà été prise par le gouvernement précédent. « Sous cette législature seuls les aspects juridiques et procédurales doivent encore être finalisés », toujours d’après le ministre-président.

 

Le permis de l’environnement : affaire encore en cours

Kris Peeters toutefois a démenti le fait que la Flandre aurait garanti à Uplace l’obtention du permis d’environnement, malgré le refus de la députation permanente du Brabant flamand. « Le ministre en question et les procédures assermentées seront respectés. Cela se passera en toute indépendance. » Par ailleurs il a insisté pour qu’Uplace respecte rigoureusement les mesures imposées, afin de tempérer l’impact sur l’environnement.


Les villes de Louvain et de Vilvorde avaient déjà annoncé qu’ils s’adresseraient au Conseil d’Etat pour s’opposer au permis de construire. Ces deux villes craignent des conséquences néfastes  de ce projet gigantesque pour leurs propres commerçants. « Toute personne ayant un peu de bon sens, sait que ceci aura des conséquences dans un rayon de 30 km ». objectait Louis Tobback (sp.a), bourgmestre de Louvain.

 

Toutefois Verhaeghe, président d’Uplace, même s’il se dit “à bout”, n’a pas l’intention de baisser les bras: « L’investissement de 600 millions se fera ». Quant à savoir quand,  personne n’ose aujourd’hui se prononcer …

 

Traduit par Marie-Noëlle Masure

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