Sept grandes surfaces en Corse visées par une vague d’attentats à la bombe

Sept grandes surfaces en Corse visées par une vague d’attentats à la bombe

En Corse, durant la nuit de dimanche à lundi, sept grandes surfaces  ont été la cible d’attentats à la bombe. Heureusement les explosions n’ont fait aucune  victime. Les nationalistes corses reprochent aux distributeurs français d’avoir une trop forte emprise  sur l’économie locale de l’île méditerranéenne .

5 Leclerc touchés

Les bombes ont explosé quasi simultanément vers une heure du matin. Parmi les sept grandes surfaces visées,  figurent cinq magasins Leclerc : deux dans la capitale Ajaccio, les trois autres en Haute-Corse (Bastia, Alistro et Saint-Florent). Un hypermarché Géant Casino et un Decathlon (ouvert récemment)  à Ajaccio ont également été plastiqués au même moment.


Selon les premières informations, les explosifs ont été placés à l’extérieur des bâtiments, près de  l’entrée principale. On ne déplore aucune victime et les dégâts matériels semblent limités. Les attentats n’ont pas (encore) été revendiqués, mais la simultanéité et l’ampleur de l’opération semblent  indiquer qu’il s’agit d’un acte du  FLNC, le Front de libération nationale corse.


« Une trop grande emprise sur l’économie locale »

La Corse est la région française comptant le plus grand nombre de supermarchés proportionnellement à sa population de 306.000 habitants. Suite à cette forte présence, les distributeurs français dominent certains segments de l’économie  locale et y réalisent des bénéfices considérables, grâce notamment aux  innombrables touristes visitant l’île de Beauté.


L’hostilité des partis nationalistes envers la grande distribution et envers  les nombreux riches français du continent ayant des résidences secondaires sur l’île ,  ne date pas d’hier. Ceux-ci ont été visés à plusieurs reprises par  le FLNC. Cette année un nouveau projet d’hypermarché aux alentours d’Ajaccio a d’ailleurs été abandonné  suite à la pression de l’opinion publique.


Ces attentats à l’explosif surviennent à peine quelques jours après qu’un groupe de nationalistes d’extrême gauche se soit détaché du parti séparatiste Corse Libera, qui en 2010 avait recueilli 10% des votes. Le weekend  s’était déjà annoncé ‘explosif’ dans la nuit de vendredi à samedi, lorsque quelques nationalistes corses brûlaient  un drapeau français.

 

 

Traduction : Marie-Noëlle Masure

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