Une interdiction judiciaire met en péril les bons de voyages Bongo et Vivabox

Une interdiction judiciaire met en péril les bons de voyages Bongo et Vivabox

Une décision de la Cour d’appel de Gand pourrait mettre en péril les bons de voyages des émetteurs de chèques-cadeaux, tels Bongo et Vivabox,. En effet le juge a interdit à Thomas Cook  la vente de ses Travelbox en dehors des agences de voyages. Ce jugement pourrait bien avoir des conséquences pour d’autres émetteurs de ce type de bon

Interdiction pour Thomas Cook

Le verdict a été prononcé suite à une plainte émise par la Fédération des agences de voyages en Flandre (VVR) s’opposant à la vente des Travelbox de Thomas Cook dans des chaînes retail telles la Fnac et Standaard Boekhandel. De plus les librairies bénéficiaient de commissions plus élevées que las agences de voyages. Selon le décret des agences de voyages en Flandre, seules les agences de voyages titulaires d’une licence sont autorisées à vendre des nuitées.


Le tribunal ayant donné  raison au VVR, tous les distributeurs devront dès le 1er  mars retirer les Travelbox de leurs rayons. Pour chaque jour d’infraction au verdict, Thomas Cook est soumis à une astreinte de 2.500 euros par jour.


CD&V à la rescousse avec un projet de loi

Suite à cette interdiction, les célèbres bons émis par Bongo et Vivabox semblent eux aussi menacés, car ils proposent également des bons de voyages dans des magasins n’étant pas détenteurs d’une licence. Bien que le VVR n’ait pas l’intention de les viser, « chacun est libre de traduire Vivabox  ou d‘autres en justice », affirme Antoon Van Eeckhout, trésorier du VRR, dans le journal De  Morgen. Cette décision judiciaire peut avoir des répercussions sur tous les « bons de voyages », proposant une ou plusieurs nuitées, un voyage en avion ou les deux, comme c’est le cas pour  de nombreux bons Bongo et Vivabox.


Pour éviter cela,  le CD&V a introduit une proposition pour adapter la loi, afin de permettre la vente de bons avec nuitées mais sans transport aérien en dehors des agences de voyages. Liesbeth Van der Auwera, membre de la Chambre, entend ainsi garantir que les bons resteront disponibles là où ils se vendent le mieux.


Des bons bienvenus chez les retailers

Pour les chaînes de magasins proposant les bons, une interdiction serait malvenue, car comme Emiel Lathouwers l’avait déjà confié à RetailDetail  : chez AS Adventure « les coffrets cadeaux  étaient à un moment donné les produits les mieux vendus »

 

 

Traduit par Marie-Noëlle Masure

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