Moorkens prend une participation dans le Groupe Bernard

Moorkens prend une participation dans le Groupe Bernard

Moorkens Distribution, faisant partie du holding Alcopa, étend ses activités vers le marché automobile français. Le holding familial anversois est entré au capital du Groupe Bernard à hauteur de 34% et y a  investi un capital de 16 millions d’euros. Moorkens ne voyant plus suffisamment de possibilités de croissance en Belgique, se tourne  vers l’étranger.

61.300 véhicules

En France , Groupe Bernard est le plus grand distributeur de véhicules industriels et le second distributeur automobile des marques Renault, Dacia, Peugeot, Citroën, Nissan, Infiniti, Mercedes-Benz et Smart. L’année dernière Groupe Bernard a vendu 61.300 véhicules, soit un chiffre d’affaires de 980 millions d’euros. Cette entreprise familiale compte 2.430 collaborateurs et est active dans les régions Rhône-Alpes, Bourgogne et Franche-Comté.


Jean-Patrice Bernard, CEO du groupe français, espère grâce à cette alliance pouvoir  mener une stratégie européenne plus large, notamment en Suisse et en Allemagne. Le groupe est déjà présent en Pologne depuis 15 ans sous l’enseigne Bernard Trucks et détient  également depuis novembre 2011 une filiale Renault Trucks à Bucarest.


Croissance limitée en Belgique

Moorkens, dont les activités sont centrées essentiellement sur l’axe Anvers-Bruxelles et dans la région autour de Hasselt, a quasiment atteint son plafond en Belgique. Le groupe familial a déjà pris des participations dans d’autres entreprises automobiles, notamment GMAN et Rietje à Anvers, ainsi que Bruyninx à Hasselt. Moorkens a également  repris les concessions du groupe Kroymans en faillite. Au total Moorkens détient une trentaine d’établissements et vend à peu près toutes les grandes marques.


“La croissance en Belgique est devenue trop limitée », explique Benoît Dejean, directeur financier chez  Moorkens, au journal De Tijd. « Nous sommes solidement implantés à Anvers et dans d’autres régions urbaines et nous ne voulons pas nous lancer dans un réseau de petites concessions dans des régions rurales. Nous préférons les grandes plateformes concentrées, faciles à gérer, permettant une  économie d’échelle. »

 

 

Traduit par Marie-Noëlle Masure

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