Planet Parfum et Di dans le rouge et à vendre ?

Foto: Shutterstock

Les chaînes de produits de beauté Planet Parfum et Di pourraient être à vendre. Elles se sont effondrées l’année dernière et la situation a encore empiré au cours des 6 derniers mois. Le copropriétaire Ackermans & van Haaren cherche une solution.

 

Déjà 23 millions de perte depuis deux années consécutives

Le chiffre d’affaires de la chaîne de droguerie Di a reculé au cours du premier semestre 2018, et ce malgré le tout nouveau concept de magasin. Le chiffre d’affaires de la société sœur Planet Parfum a connu une légère progression. Les investissements substantiels dans Di se sont traduits par une perte opérationnelle de 23 millions d’euros pour la société mère Distriplus. La société a été contrainte d’amortir 16,9 millions d’euros en goodwill.

 

L’année dernière, Distriplus avait déjà clôturé l’année avec une perte 22,5 millions d’euros, également à cause de coûts non récurrents. Le chiffre d’affaires avait baissé de 10 millions d’euros pour s’établir à 192,4 millions d’euros. Il est vrai que le groupe de distribution belge a fermé un certain nombre de magasins peu performants ces dernières années, notamment les points de vente Di à Anvers, Bruges, Eeklo, Gand, Herentals et Sint-Niklaas.

 
Le coin où on encaisse les coups

Selon l’investisseur Ackermans & van Haaren, qui détient la moitié des actions de Distriplus, les causes se situent au niveau de l’intensification de la concurrence avec les chaînes à bas prix comme Action et Kruidvat ainsi qu’avec l’e-commerce. Selon le PDG Jan Suykens, les chaînes de droguerie se retirent dans un coin où on encaisse les coups : le segment moyen. AvH cherche dès lors une solution pour Distriplus, à la recherche d’un repreneur pour l’ensemble du groupe ou d’actionnaires additionnels pour accroître le capital. Le groupe ne compte que deux actionnaires pour l’instant : NPM, le véhicule d’investissement d’Albert frère, détient l’autre moitié du portefeuille d’actions.

 

« S’il existe un parti susceptible d’apporter une synergie, nous pourrions également aller plus loin ensemble », précise Suykens au journal De Tijd. Au cours du premier semestre, le groupe d’investisseurs a déjà enregistré 10 millions d’euros en perte. Distriplus souhaite pourtant à nouveau être rentable en 2020 au plus tard, selon le PDG Matthias De Raeymaker.