L’Oréal rachète 8% des actions de Nestlé | RetailDetail

L’Oréal rachète 8% des actions de Nestlé

L’Oréal rachète 8% des actions de Nestlé

Nestlé a réduit de 8% sa participation dans L’Oréal. Auparavant le géant agroalimentaire suisse détenait 29% des actions (valorisée à 22 milliards d’euros) du numéro un mondial des cosmétiques.

Des discussions déjà en cours

Début de cette semaine Bloomberg avait déjà annnoncé que Nestlé souhaitait diminuer sa participation dans L’Oréal, estimant que cette participation ne cadrait pas dans ses projets à long terme, axés principalement sur l’alimentation et la santé. D’après Bloomberg, citant des sources proches du dossier, Nestlé s'était déjà entretenu avec la direction de L’Oréal et avait demandé conseil auprès des banques.


Entre-temps le leader mondial des cosmétiques a fait savoir qu’il rachetait 8% des actions de Nestlé, pour un montant de 6,5 milliards d’euros. Le géant agroalimentaire suisse a indiqué qu’il n’avait pas l’intention de vendre l’entièreté de sa participation dans L’Oréal : « Je  ne considère pas cette opération de cession comme un premier pas dans un désengagement de Nestlé dans L'Oréal », a déclaré Peter Brabeck, directeur de Nestlé. Désormais la participation de Nestlé dans L’Oréal s’élève à 23,29%.


Différentes options

Pour vendre sa participation, différentes options s’ouvraient à Nestlé : soit le groupe suisse remettait ses actions sur le marché et les vendait au public ou à la famille Bettencourt (qui détient déjà 31% des actions) ; soit il les cèdait à L’Oréal, qui à son tour pouvait décider de retirer les actions du marché, ce qui aurait augmenté la valeur des autres actions.

 

L’Oréal a en effet décidé de retirer du marché les actions rachetées à Nestlé, ce qui fera monter de plus de 5% la valeur des autres actions. Selon les règles françaises, L’Oréal devra attendre un certain délai avant de pouvoir à nouveau racheter des actions et les retirer du marché.

 

Nestlé a acheté ses actions en 1974 à la famille Bettencourt, la famille du fondateur du groupe de cosmétiques, Eugène Schueller. Environ 10% des revenus nets de Nestlé proviennent de sa participation dans L’Oréal.

 

 

Traduction : Marie-Noëlle Masure

Questions or comments? Please feel free to contact the editors


Henkel résiste malgré des conditions de marché incertaines

09/05/2018

Malgré des effets de change défavorables et des problèmes logistiques aux Etats-Unis, Henkel fait état d’une évolution positive au 1er trimestre. La division ‘adhésifs’ a réalisé de meilleures performances que les divisions ‘détergents’ et ‘beauté’.

Pourquoi Ecover ne participe pas à la guerre des promotions

04/05/2018

Le pionnier écologique Ecover veut retrouver son âme rebelle des débuts. La marque lance une nouvelle bouteille de liquide vaisselle avec l’appui d’une campagne télévisée. Son ambition ? Dynamiser la croissance dans des catégories sous pression.

P&G vise des emballages 100% recyclables d’ici 2030

17/04/2018

Les objectifs de durabilité pour 2020 étant déjà en grande partie atteints, Procter & Gamble annonce  de nouveaux objectifs environnementaux pour 2030. D’ici là, entre autres, tous les emballages devraient être recyclables ou réutilisables.

L’Europe plaide pour une interdiction mondiale de l’expérimentation animale dans les cosmétiques

27/02/2018

Certains membres du Parlement européen plaident pour une interdiction mondiale des tests pratiqués sur des animaux dans l’industrie des cosmétiques. Cette interdiction est déjà valable en Europe depuis 2013.

Unilever menace les médias en ligne de retirer ses annonces publicitaires

12/02/2018

Unilever menace de retirer ses publicités sur des plateformes en ligne, qui manquent de transparence et engendrent la division. C’est ce qu’a laissé entendre le responsable marketing Keith Weed lors du congrès pour annonceurs IAB.

Les marques de luxe propulsent le bénéfice de L’Oréal

09/02/2018

Malgré une croissance modeste du CA en 2017, la société française de cosmétiques L’Oréal a néanmoins enregistré une forte progression de son résultat net.  Cela s’explique par la bonne performance du segment du luxe, où les marges sont plus élevées.