« D’ici cinq ans, toutes les étiquettes de produits seront équipées de Bluetooth »

D’après Gery Pollet, expert IdO chez Sensinxs, d’ici cinq ans, toutes les étiquettes de produits et les étiquettes de prix seront connectées grâce à l’internet des objets. Lors du RetailDetail Congress du 25 avril, il expliquera comment les étiquettes intelligentes seront sous peu meilleur marché et plus ingénieuses.

 

80 % grâce au Bluetooth

Chez Sensinxs, une startup active dans le domaine de l’IdO, Gery Pollet note que le Bluetooth améliorera sous peu les étiquettes intelligentes et rendra leur prix plus abordable. Au cours de ces cinq dernières années, après 25 ans d’expérience dans le domaine de l’informatique, Gery Pollet s’est spécialisé dans « l’internet des objets », autrement dit les appareils et capteurs reliés par Bluetooth. « Chaque année, Ericsson publie un rapport sur les évolutions du marché des appareils connectés. Ericsson s’attend à ce que 80 % d’entre eux utilisent le Bluetooth ». De ce fait, Gery Pollet a vivement recommandé à un grand hôpital de Flandre de mettre à jour son infrastructure wifi en passant au Bluetooth.
 

Cela a mené à un projet innovant aux multiples facettes et qui inclue des applications inédites avec « l’internet des objets ». Gery Pollet: « Nous découvrons progressivement de nouveaux ‘cas d’emploi’, d’applications des capteurs intelligents qui améliorent l’efficacité du secteur de la santé à bien des égards. »

 

Des capteurs sans batterie

Ce qui est efficace pour un hôpital peut également l’être pour le commerce de détail. Pour commencer, selon l’entrepreneur IT, les entreprises devraient prêter une attention particulière à 4 points essentiels : « Lorsque vous investissez dans une application wifi professionnelle, prévoyez également le Bluetooth. Le nouveau Bluetooth permet en effet une localisation d’une précision extrême, jusqu’à dix centimètres près. D’un prix toujours plus bas, les capteurs offrent en outre de plus en plus de possibilités : du mouvement jusqu’à la durée durant laquelle quelqu’un saisit un objet. »

 

Cette année, l’arrivée sur le marché des premières étiquettes sans batterie constitue aussi une avancée importante pour le commerce de détail. Captant leur énergie du rayonnement, elles auront les dimensions d’un timbre. De plus, comme elles seront prochainement produites en masse, elles coûteront moins d’un dollar. Cela ouvre de nombreuses perspectives nouvelles, indique Gery Pollet.

 

Par exemple, en tant que détaillant, vous pouvez munir chaque étiquette de vos articles de mode d’une étiquette connectée, afin que les consommateurs puissent obtenir un aperçu du contenu de leur garde-robe dans une application et y recevoir des propositions de tenues. Le fabricant et le détaillant connaissent donc aussi le contenu de la garde-robe du consommateur. « Rien d’étonnant à ce qu’Amazon soit l’un des plus gros investisseurs dans cette nouvelle technologie. Grâce à cette dernière et à Alexa qui aide les gens à domicile, Amazon obtient une image « de bout en bout » qui lui permet de mesurer ce que les clients utilisent, comment, où... »

 

La norme d’ici 2030

Les étiquettes connectées à l’IdO changent également la donne pour des raisons logistiques. « Vous pouvez tout mesurer. Quel est le contenu des camions ? Qu’est-ce qu’on en fait à l’arrivée ? Combien de temps un produit reste-t-il à un endroit ? C’est surtout une manière plus efficace de suivre le flux logistique lorsque vous avez des boîtes contenant différents produits. » D’après Gery Pollet, tout comme les étiquettes RFID, d’ici maximum 5 à 10 ans, les étiquettes Bluetooth sans batterie seront la norme.

 

Un très grand détaillant qui vend des appareils électroniques très coûteux les utilise déjà : « Vous savez exactement où se trouvent ces produits et à quel moment. C’est extrêmement intéressant pour la sécurité des articles onéreux. Au prix d’un dollar l’étiquette, la technologie est en premier lieu indiquée pour les articles plus onéreux. Toutefois, plus ces étiquettes seront utilisées, plus leur prix baissera rapidement. »

 

10 000 articles à localiser

Les mêmes applications sont évidemment possibles sur le point de vente : « Vous pouvez suivre votre stock en direct. Grâce aux capteurs de mouvement, vous pouvez mesurer à tout moment qui tient quelque chose. Le suivi des mouvements du client est aussi devenu une application standard. Dans un hôpital de taille moyenne, 5 000 à 10 000 choses sont à localiser à tout moment — du matériel aux patients. Pour le secteur hospitalier, c’est possible. Pour le secteur du commerce de détail, on peut pratiquement mener un suivi sur une base individuelle. »

 

Actuellement, Sensinxs effectue des projets pilotes avec différentes parties logistiques. Selon la startup, il en ressort qu’un petit pas reste à effectuer pour le commerce de détail. « Pour le commerce de détail, cela commencera probablement aussi avec des produits pour le flux logistique. Lorsque que vous aurez commencé, vous verrez les applications d’utilisation se succéder d’elles-mêmes. » 

 

En savoir davantage à propos de « l’internet des objets » ou d’autres applications IT intelligentes dans le commerce de détail ? Suivez le programme « Public cloud – a game-changer for retailers? » lors du RetailDetail Congress organisé le 25 avril 2019. Les participants bénéficieront également d’un accès gratuit jusqu’au programme principal mené avec les intervenants de qualité Elise Vanaudenhove (CEO de Bristol), Christian Van Thillo (CEO de De Persgroep) et Peter Hinssen (CEO de Nexxworks).