Les consommateurs d’Europe de l’Ouest achètent des smartphones moins chers

Les smartphones onéreux sont de moins en moins prisés, surtout en Europe de l’Ouest. Voilà l’un des facteurs qui a permis à Huawei de détrôner Apple de sa deuxième place. Reste à voir combien de temps encore l’entreprise chinoise parviendra à poursuivre son ascension.


83,7 millions de smartphones vendus

Selon les calculs du bureau d’études IDC, durant les trois premiers mois de cette année il s’est vendu 83,7 millions de smartphones dans la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique), soit une baisse de 3,3%. Ce recul est la énième confirmation du ralentissement du marché des téléphones mobiles.


Le chiffre d’affaires total hors taxes a chuté de 10% à 26,78 milliards de dollars (près de 24 milliards d’euros), ce qui porte le prix moyen par appareil à près de 320 euros : « Le prix de vente moyen a baissé en Europe de l’Ouest », constate IDC. « Seule en Europe centrale et de l’Est les prix de vente moyens est resté stable sur base annuelle. » A noter toutefois qu’en Europe de l’Ouest le consommateur dépense quand même deux fois plus pour un smartphone qu’un consommateur d’Europe de l’Est.


Huawei vainqueur (mais pour combien de temps encore ?)

« Au niveau des marques Huawei continue de progresser à grands pas, ce qui est également valable pour Xiaomi », précise Marta Pinto, research manager. Huawei a vu sa part de marché grimper de 14,86% au premier trimestre de l’an dernier à 25,39% aujourd’hui et détrône ainsi Apple de sa deuxième place. « Apple a un trimestre difficile derrière le dos : sa part de marché actuel de 23% est le résultat Q1 le plus bas depuis cinq ans. » La part de marché de Samsung est en léger recul de 30,76% à 29,47%.


Reste à voir combien de temps encore Huawei parviendra à poursuivre son impressionnante ascension, maintenant que le président Trump a placé l’entreprise chinoise sur la liste noire. Les consommateurs risquent donc de ne plus obtenir d’upgrades Android et à terme les apps et services américains très populaires, comme Facebook ou YouTube, ne seraient plus soutenus. Cette situation crée une telle confusion et incertitude qu’IDC ne s’aventure pas dans des pronostics pour le reste de l’année.