« Moins de tarifs de consignes différents »

« Moins de tarifs de consignes différents »

Les tarifs de consignes doivent être simplifiés selon la Vlaams Innovatieplatform voor de Logistiek. La VIL préconise une réduction du nombre de tarifs de consignes à trois tarifs sur les bouteilles en verre et trois tarifs sur les casiers.

Les flux de retour sont trop complexes et trop coûteux

Le rapport final du projet ‘Empty Logistics’, mené en collaboration avec les brasseurs belges, Coca-Cola et les retailers Delhaize et Colruyt notamment, a démontré qu’il était nécessaire de standardiser le système de consignation. La consigne est un bon système pour retourner les bouteilles réutilisables au producteur, semble-t-il, mais à mesure que des types uniques de bouteilles et de casiers inondent le marché, les flux de retour deviennent complexes et coûteux.

 

Le tri des bouteilles est la principale pierre d’achoppement. Ce sont surtout les points de vente qui ont un surcroît de travail à cause de ces nombreux types de bouteilles et de casiers différents, avec les tarifs y afférents. Les bières spéciales, en particulier, ont souvent des types de bouteilles hors norme. « La standardisation pourrait réduire considérablement les coûts logistiques », selon Eva Gezels, chef de projet VIL.

 

Aujourd’hui, des erreurs de tri se produisent régulièrement, de sorte que 2 à 3% des bouteilles vides retournées ne sont plus utilisées par les producteurs. Pourtant, les huit entreprises et associations qui ont collaboré à l’étude, n’entrevoient pas la possibilité de la création d’un parti tiers qui agirait en tant que prestataire de service central entre le retailer et le producteur.


Un cadre légal pour créer de l’ordre

Ils souhaitent néanmoins un système de consignation simplifié. « Les taxes et les accises poussent les produits vers des emballages réutilisables mais ne tiennent pas compte de la standardisation. Une réduction du nombre de types de bouteilles différentes et du nombre de tarifs de consignes pourrait nettement clarifier et optimiser le flux logistique des bouteilles vides», explique la VIL.

 

« Sur papier, le retour d’une bouteille réutilisable consignée est très simple, mais dans la réalité, c’est un système complexe dans lequel divers acteurs sont impliqués », déclare Giles Vandorpe, directeur de la FEBED, la Fédération Belge des Distributeurs de Boissons.

 

La fédération appelle donc à un cadre juridique pour créer de l’ordre dans les tarifs de consignes sur les emballages réutilisables.  Il s’agit, après tout, d’un système sur base volontaire, dans lequel chaque parti est libre de fixer la caution pour ses propres emballages.  Il s’est avéré que, l’année dernière, deux tiers des distributeurs de boissons ont engagé du personnel supplémentaire pour traiter tous les emballages vides. 

 
Trois tarifs pour trois tailles différentes

Concrètement, la plateforme d’innovation propose que la consigne sur les bouteilles d’une capacité inférieure à 37,5 cl soit réduite à 10 centimes d’euros.  Pour les bouteilles d’une capacité de 37,5 cl ou plus, le taux devrait s’élever à 20 centimes d’euros.  La consigne des autres bouteilles spéciales serait de 50 centimes d’euros.

 

Pour les casiers de 6, 12 ou 24 bouteilles, la VIL propose un tarif de 2,1 euros.  Le tarif des casiers avec un nombre de bouteilles différent serait de 3,5 euros.  Les autres ‘casiers spéciaux qui, en raison de leur coût, ne sont pas repris dans la première ou seconde catégorie » peuvent faire l’objet d’un tarif de consigne de 4,6 euros.