Accises sur la bière : Di Rupo rentre bredouille de Paris

Accises sur la bière : Di Rupo rentre bredouille de Paris

Le premier ministre belge Elio di Rupo est rentré bredouille de Paris, où il s’est entretenu avec le président français, François Hollande. Ce dernier n’est pas disposé à revoir sa décision quant  à l’augmentation des accises  sur la bière. Les brasseurs belges risquent d’être sévèrement touchés : cette mesure pourrait leur coûter des dizaines de millions d’euros.

Augmentation de 160% des accises sur la bière

La France veut augmenter les accises sur la bière de 160%, ce qui devrait permettre de renflouer les caisses  de l’état français. Par contre les vins ne sont pas concernés par cette mesure.


Cette décision affecte lourdement le secteur brassicole belge. En effet chaque année la Belgique exporte 1 million d’hectolitres de bière pils et 2,5 millions d’hectolitres de bières spéciales vers la France. Les bières comme la Leffe, les bières spéciales d’AB Inbev principalement y sont très appréciées.


Œil pour œil, dent pour dent ?

Dans les cercles gouvernementaux belges, certains évoquent déjà une vengeance : rendre aux Français la monnaie de leur pièce en augmentant les taxes sur le vin français lors d’une prochaine opération  budgétaire.


Le Sénat belge a adopté à l'unanimité une résolution invitant le gouvernement belge à interpeller le  gouvernement français concernant la hausse de  la taxe sur la bière, car cette mesure ne semble « pas procéder d'une politique de santé publique" mais paraît s’inscrire davantage « dans la volonté d'opérer un déplacement de comportement des consommateurs français d'un secteur à l’autre. » Mais face aux doléances du gouvernement belge, la France est restée inflexible.

 

 

Traduction : Marie-Noëlle Masure

Tags: