Carrefour et Tesco rappelés à l’ordre pour leur partenariat

Carrefour et Tesco rappelés à l’ordre pour leur partenariat
Photo: alvarobueno / Shutterstock.com

L'alliance d'achat entre Carrefour et Tesco ne peut pas continuer, estime l'Autorité française de la concurrence : les fruits et légumes sont exclus du partenariat, tout comme les produits dont Carrefour détient plus de 15% de parts de marché.

 

Les producteurs de MDD menacés

L'alliance d'achat entre Carrefour et Tesco, dans le cadre de laquelle les deux enseignes achètent conjointement tant les produits de grandes marques que les MDD, est restreinte suite aux contestations de l'Autorité française de la concurrence. Celle-ci craignait surtout un affaiblissement potentiel excessif des producteurs de MDD en cas d'union entre les deux géants du commerce de détail.


Afin de répondre aux contestations, et d'échapper à des poursuites, Tesco et Carrefour ont décidé d’exclure certaines catégories de produits du partenariat. À la satisfaction de l'organisme de surveillance de la concurrence, rapportent Linéaires et l'Autorité de la concurrence. Toutefois, cette alliance a été conclue en 2018 et est en vigueur depuis lors.

 

Pas d'agneau, moins de cheddar

Désormais, les produits agricoles non transformés d'origine nationale et européenne, tels que les fruits et légumes, les plantes mais aussi l'agneau, ne peuvent plus faire l’objet d’achats conjoints. Huit autres groupes de produits sont également soumis à des restrictions, notamment les fromages frais, le cheddar et les tomates en conserve. Pour ces catégories, Carrefour ne peut plus aller au-delà d'un volume d’achat prévisionnel correspondant à 15% de part de marché en France dans le cadre de l'alliance avec Tesco.


Enfin, les deux détaillants s’engagent à ne pas exclure les petits fournisseurs. Carrefour fait notamment référence aux entreprises de moins de 250 salariés et dont le chiffre d'affaires est inférieur à 50 millions d'euros. Il s'agit de concessions spontanément proposées par Carrefour et Tesco et désormais officiellement imposées par l'Autorité française de la concurrence.