Chute des prix du lait et de la viande porcine depuis l’embargo russe

Chute des prix du lait et de la viande porcine depuis l’embargo russe

L’embargo russe a un énorme impact sur les prix et l’exportation de produits comme le lait, la viande porcine, les poires et les pommes. C’est ce qui ressort d’une étude du SPF Economie à la demande du ministre fédéral de l’agriculture Willy Borsus.

« Impact catastrophique sur les prix »

Le ministre de l’agriculture Willy Borsus a chargé le SPF économie d’effectuer une analyse sur l’impact de l’embargo russe sur les prix et l’exportation de produits agricoles belges. L’étude compare les prix du quatrième trimestre en 2013 (avant l’entrée en vigueur de l’embargo), 2014 et 2015.


« Nous le savions déjà, mais nous en avons encore une fois la preuve économique : l’embargo russe a un impact catastrophique sur les prix, en particulier de la viande porcine (-23%) et du lait (-32%). Mais l’embargo n’est pas le seul responsable, on peut également mentionner la fin des quotas et la situation de l’offre et de la demande sur le marché mondial », explique Willy Borsus.


Ainsi le prix du lait entre fin 2013 (avant l’embargo) et fin 2015 a chuté de 33%. Le prix de la viande porcine est inférieure d’un quart par rapport à fin 2013. Les pommes ont également connu une forte baisse de prix : -22% entre fin 2013 et fin 2015. Seules les tomates (+23,3%) et les poires (+4,4%) ont vu augmenter leur prix par rapport à fin 2013.


Image mitigée pour l’exportation

En ce qui concerne l’exportation, le SPF Economie a noté une forte de hausse de l’exportation de pommes (+36,3%) et une très nette baisse de l’exportation de tomates (-12,6%) depuis fin 2013. Pour les autres produits les variations sont nettement plus limitées : viande porcine (+2,8%), lait en poudre (-0,6%) et poires (+0,5%).


Le ministre plaide donc pour une stimulation de l’exportation et pour l’obtention de moyens de soutien supplémentaires de la part des instances européennes « Tout ce qui peut alléger les trésoreries des agriculteurs est bon à prendre, mais la priorité est de retrouver des prix justes et rémunérateurs du travail. »