Colruyt teste la reconnaissance automatique de fruits et légumes

Colruyt test automatische herkenning van groenten en fruit

A Courtrai Colruyt effectue un test, basé sur l’intelligence artificielle, permettant de reconnaître automatiquement les fruits et légumes. Le retailer espère ainsi réduire les temps d’attente aux caisses.


‘Deep learning’

Colruyt est le premier supermarché belge à utiliser cette technique de reconnaissance automatique des produits. Désormais les fruits et légumes du magasin de Courtrai seront automatiquement identifiés à la caisse. Le système, développé en collaboration avec Robivision, une entreprise gantoise spécialisée dans l’IA, est capable à l’aide d’une caméra intelligente et d’un modèle ‘deep learning’ de distinguer les 120 variétés de fruits et légumes vendus par l’enseigne.


Lorsque le client dépose des fruits ou légumes sur la balance à la caisse, la caméra installée au-dessus prend une photo, sur base de laquelle l’intelligence artificielle détermine de quel produit il s’agit. Cette nouvelle technologie sera testée en profondeur durant trois mois. « Au cours des trois prochains mois, nous examinerons, avec la collaboration de nos clients de Courtrai, si cette nouvelle technologie améliore l’efficacité aux caisses », commente Rudi Dewulf, directeur des ventes régional de Colruyt Meilleurs Prix.


Pour l’heure le système n’est pas encore 100% au point : selon les premiers tests, dans 97% des cas la reconnaissance est correcte. A mesure que le nombre de photos enregistrées augmentera, le système gagnera en précision.


Avantages

Outre le gain de temps à la caisse, la technologie permettrait également de réduire le nombre de fruits et légumes à emballer. « Pour le moment, nous emballons certains fruits et légumes pour éviter que les produits ne soient confondus. Mais avec la reconnaissance automatique, ce ne sera peut-être plus nécessaire », explique Dewulf.


Pour l’instant Colruyt n’envisage pas d’utiliser ce système pour d’autres produits, bien que le retailer croie fortement à cette technologie. « Nous sommes persuadés que la reconnaissance des produits peut succéder aux codes-barres, qui étaient eux aussi révolutionnaires il y a 30 ans. »