Comment Aldi a affronté le pic du coronavirus

Aldi

Il y a un an, la frénésie de la thésaurisation a éclaté juste avant le premier confinement. Aldi fait le bilan d'une année coronavirus exceptionnelle : « Nos relations à long terme avec les fournisseurs ont été un atout. »

 

L'avantage des chaînes de production courtes

C’est un fait, les Belges se sont massivement mis à la pâtisserie : l'année dernière, Aldi a vendu 1,2 million de kilogrammes de plus en Belgique, avec des quantités de levure suffisantes pour préparer deux millions de pain. Pourtant, les consommateurs ont également opté pour des collations plus saines : ce sont 248 000 kilos de pommes et 690 000 kilos de poires en plus qui sont passés à la caisse. En outre, les clients ont acheté plus de 410 000 kilos de tomates et 730 000 kilos de carottes.

 

Les Belges ont consommé plus de 5 millions de plats de pâtes supplémentaires, les accompagnant volontiers avec du vin : chez Aldi, les ventes ont augmenté de 1,7 million de bouteilles de vin rouge, 1,6 million de bouteilles de vin rosé et 1,5 million de bouteilles de vin blanc. Les ventes de substituts de viande ont doublé. Sans oublier les 3 millions de rouleaux de papier toilette supplémentaires.
 

Nous avons demandé à Joris Parrez, Business Unit Director Buying chez le détaillant alimentaire, comment Aldi est parvenu à surmonter ces changements majeurs dans le comportement de consommation. « Une bonne préparation d’une part, et la capacité de travailler main dans la main avec nos fournisseurs pour répondre rapidement à l’évolution de la situation d’autre part », a-t-il répondu. « Aldi est connu pour ses relations à long terme avec ses fournisseurs, et cela a été un atout pour continuer à servir les clients pendant cette pandémie. En outre, nous travaillons principalement avec des fournisseurs belges locaux avec des chaînes de production courtes, ce qui s'est également avéré être un avantage. »

 

Tendances : apéritif et substituts de viande

« Pour ce qui est de la production et de l’offre, nous nous sommes concentrés sur les articles qui étaient les plus pertinents et les plus vendus pendant la crise du coronavirus. Nous avons interrompu certaines lignes de production afin de nous concentrer sur la production de nos pâtes les plus populaires. Nous avons ainsi pu rassurer les clients quant à la disponibilité des stocks dans les magasins. »

 

Aldi en a tiré des leçons : lors du deuxième confinement, le détaillant était nettement mieux préparé et a pu passer plus rapidement d’un produit A à un produit B en cas de problème. Aldi a également repensé les portions. « Avec l'émergence de la ‘bulle de contacts’, il a fallu réduire les portions. C’est ce que nous avons fait durant la période de fin d'année avec notre assortiment Gourmet ou nos petites bouteilles de champagne Veuve Durand de 37,5 cl. Mais nous essayons également de répondre à cette tendance avec notre assortiment Specials et notre gamme de fruits et légumes en vrac. » Maintenant que les gens peuvent à nouveau à se réunir à dix en extérieur, les vins en bag-in-box de trois litres redeviennent pertinents.
 

Aldi s'attend-il à ce que certains changements perdurent cette année ? Joris Parrez entrevoit certaines tendances : « Outre les portions plus petites, nous constatons que les consommateurs accordent plus d’importance à l'apéritif et qu’ils cuisinent davantage chez eux, mais également qu'ils sont plus ouverts à travailler de nouveaux produits, comme les substituts de viande et les produits frais. Nous allons bien entendu continuer à jouer sur cette tendance, tant au travers de nos offres temporaires que notre assortiment général. »