Croissance des supermarchés indépendants, stagnation du discount

Croissance des supermarchés indépendants, stagnation du discount

Malgré les importants projets d’expansion de plusieurs chaînes de supermarchés, le nombre de magasins alimentaires dans notre pays continue de baisser. En revanche les supermarchés indépendants franchisés augmentent leur part de marché.

Fermeture des magasins de proximité

En 2015 le bureau d’études Nielsen a dénombré 7.161 commerces alimentaires, soit 42 de moins que l’année auparavant. Depuis des décennies le nombre de magasins dans notre pays ne cesse de reculer, suite aux économies d’échelle, à la professionnalisation et à  la concurrence intense. A titre illustratif : en 1990 ils étaient 13.800, en 2000 il n’en restait plus que 9.900.


Bien évidemment on observe la plus forte baisse dans la catégorie des petits magasins de proximité (le segment F3), qui souvent ne peuvent faire face à la concurrence de formules de franchise organisées. La plus forte augmentation se situe dans le segment des supermarchés indépendants, les magasins du type AD Delhaize, Spar ou encore Carrefour market : en 2015 il s’en est ajouté 24, ce qui porte le nombre total à 1.344. Quant aux magasins ‘hard discount’ leur nombre stagne depuis quelques années (735 magasins en 2015), bien que cette année Lidl ait annoncé d’ambitieux projets d’expansion.


En 2015 les grandes chaînes de supermarchés (segment F1) détenaient une part de marché de 49,9%.Les supermarchés indépendants franchisés (segment F2) ont atteint une part de marché de 29,6%, le hard discount a légèrement reculé à 15,7% et les petits magasins de proximité ont continué de chuter à 4,7%.


Les MDD poursuivent leur croissance

Si le nombre de magasins baisse, il semble logique que le chiffre d’affaires moyen par magasin augmente. En 2015 un supermarché standard réalisait un chiffre d’affaire de 3.579.000 euros. Certes il y a de grandes divergences :  un supermarché F1 génère 21.137.000 euros, alors qu’un petit magasin de proximité n’atteint en moyenne que 270.000 euros. Seuls les magasins de proximité ayant des atouts spécifiques , tels que les larges horaires d’ouverture et les ouvertures dominicales, parviendront à survivre, selon Nielsen.


Le bureau d’études a également mesuré la part des MDD dans le retail alimentaire belge : en 2015 cette part s’élevait à 35,5%,  trois fois plus qu’en 1985.  Au rayon frais deux tiers du chiffre d’affaires provient des MDD et dans les catégories boulangerie & toast et surgelé la part de marché s’élève à 50%. Quant aux boissons alcoolisés, la part des MDD est d’à peine 10%.


Part de marché par type de magasin