Déception suite à l’annulation de l’introduction en bourse de la filiale asiatique d’AB InBev

De beursgang van AB InBev in Azië gaat dan toch niet door.

AB InBev a décidé de ne pas introduire sa filiale asiatique en bourse. L'action serait trop chère, surtout pour les investisseurs américains. Ce qui allait devenir l'une des plus importantes introductions boursières FMCG de l'histoire tombe soudainement à l'eau.

 
Un manque à gagner de dix milliards de dollars

La cotation en bourse de Hong Kong de l’entreprise Budweiser  Brewing Company, la filiale asiatique d’AB InBev, aurait dû avoir lieu le 19 juillet. Dans le meilleur des cas, cette introduction en bourse aurait rapporté au géant de la bière de Louvain près de 9 milliards d’euros et aurait été l'une des plus importantes introductions en bourse de l'histoire FMCG. Juste avant le week-end, le PDG Carlos Brito a annoncé que cette introduction en bourse n'aurait pas lieu pour l'instant, en raison de « divers facteurs » que le dirigeant n'a pas divulgués. Seules les « conditions prévalant sur le marché » ont été mentionnées explicitement.

 

Le groupe brassicole aurait aimé utiliser cet argent pour investir dans la poursuite de la croissance au Japon, mais il aurait surtout voulu réduire son niveau d'endettement élevé. La charge de la dette de la multinationale s’élève à quelque 90 milliards d’euros, notamment à cause de l'acquisition de SABMiller en 2016.

 

Pas suffisamment d’intérêt

La vraie raison serait un intérêt insuffisant suscité par l’action qui, selon les analystes, aurait été proposée à un prix trop élevé. Au lieu des neuf milliards d'euros espérés, la valorisation boursière initiale n’aurait probablement rapporté que 7 milliards d'euros. Selon Reuters, le prix de départ s'est principalement heurté à la résistance des investisseurs américains à long terme qui ont donc moins souscrit que prévu initialement.

 

Ce qui était frappant, c’est qu'AB InBev avait évalué la filiale asiatique à un prix supérieur à celui de la société mère elle-même. Le géant brassicole avait misé sur un prix de départ 16 à 18 fois le bénéfice brut d'exploitation, alors que l'action AB InBev elle-même n’est que de 11 fois le bénéfice.

 

Les analystes s'inquiètent maintenant du niveau élevé de l'endettement d'AB InBev. Brito devra probablement mettre au point un plan B pour rassurer les banques et les actionnaires. Sur le marché boursier, l'action s'est effondrée après l'annonce.