Delhaize veut économiser sur les coûts en Belgique

Delhaize veut économiser sur les coûts en Belgique

Malgré les résultats satisfaisants publiés la semaine dernière par Delhaize, la direction belge souhaite réduire ses coûts. La croissance du groupe est attribuable avant tout aux USA, alors qu’en Belgique Delhaize souffre d’une concurrence accrue.

Une vingtaine de magasins déficitaires

La semaine dernière les syndicats belges ont été informés de la situation déficitaire d’une vingtaine de magasins Delhaize en gestion propre et de l’intention de la direction d’y remédier au plus vite. « On essaye de nous renvoyer la balle et de nous mettre sous pression pour que l’on fasse des concessions », explique Veerle Verleyen de la CNE à l’agence de presse Belga. « Mais pas question de faire des concessions, car la direction ne propose pas de garanties pour l’avenir de ces magasins. »


Les syndicats exigent un plan d’action : « On ne parle quand même pas d’une entreprise en difficulté et on ne se trouve pas dans un scénario à la  Carrefour », estime Veerle Verleyen, faisant référence à la grande restructuration qu’a traversée le groupe français il y a 4 ans déjà, avec pour conséquence la fermeture de 14 hypermarchés et 7 supermarchés en Belgique et la suppression de plus de 1.600 emplois.


La syndicaliste ne craint pas que les points de vente déficitaires soient fermés  – « ce qui laisserait la porte ouverte à la concurrence » – , mais plutôt franchisés.  Ainsi le personnel serait repris dans une autre commission paritaire avec des salaires plus bas.


Focus permanent sur les coûts

Delhaize Belgique pour sa part dit vouloir organiser au mieux le travail, tout en étant attentif aux coûts : « C'est un objectif permanent afin de nous adapter à un environnement qui évolue constamment », précise le porte-parole Roel Dekelver.


Il est vrai que les résultats trimestriels satisfaisants communiqués la semaine dernière par le Groupe Delhaize, étaient attribuables avant tout aux fortes performances des Etats-Unis.  En Belgique par contre le groupe a subi une régression de son chiffre d’affaires suite à la guerre des promotions (-0,8% à 1,2 milliard d’euros), une baisse de sa marge opérationnelle (de 4,8% à 3,1% en un an), ainsi qu’un recul du nombre de clients.

 

 

Traduction : Marie-Noëlle Masure

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