Ekoplaza est aussi destiné aux consommateurs bio « vert pâle » (Luc Dossche, BioFresh)

Ekoplaza est aussi destiné aux consommateurs bio « vert pâle » (Luc Dossche, BioFresh)
Ekoplaza

La pandémie a dopé les ventes de produits bio. Le défi consiste maintenant à consolider cette croissance. Mais Luc Dossche (BioFresh) en est convaincu : la formule Ekoplaza, dispose de tous les atouts pour y parvenir.

 

Bio et local

« L’année dernière, nous avons enregistré une croissance des ventes de 10 à 15% dans nos magasins comme dans nos opérations de distribution, avec des pointes à 20% certains mois. De nouveaux visages sont apparus dans nos magasins, et la bonne nouvelle, c’est que ces clients reviennent », explique Luc Dossche, CEO de BioFresh. La pandémie a donné un coup de fouet au marché du bio. « On remarque un net regain d’attention pour tout ce qui est bio, durable et local. Il s’agit des fondements de notre activité, mais il faut parfois passer par des crises pour qu’on s’en souvienne. À l’époque, la crise de la dioxine avait également dopé le bio. »
 

En 2019, l’entreprise familiale BioFresh, connue pour ses magasins bio Origin'O, fusionnait avec son concurrent néerlandais Udea, qui gère les formules Ekoplaza. Les deux sociétés ont été intégrées dans le holding Dobridos, qui a entre-temps acquis l’enseigne Marqt. L’objectif est de continuer à développer leurs activités ensemble dans le Benelux, même si les magasins Origin'O opérerons à terme sous la bannière Ekoplaza.

 

Frais et expérience

« Nous avons choisi de greffer le concept Ekoplaza, une chaîne qui compte déjà quelque nonante magasins aux Pays-Bas, sur nos quatorze magasins Origin'O. Ce n’est pas un copier/coller puisque l’assortiment belge y restera central. Mais les Néerlandais sont plus avancés dans la customer journey : pensez à la façon dont vous aménagez un magasin en mettant en évidence le frais et l’expérience. Nous introduisons également plus de convenience dans la gamme, avec des légumes bio coupés dans des emballages biodégradables, par exemple. Et dans les magasins, nous communiquerons plus clairement sur les choix que nous faisons, la façon dont nous travaillons avec les agriculteurs... Nous ne voulons pas nous contenter des clients vert foncé, nous voulons aussi séduire les consommateurs vert pâle. C’est là qu’il y a encore de la croissance à aller chercher », poursuit Luc Dossche.
 

Le premier Ekoplaza belge a ouvert ses portes à Alsemberg, au sud de Bruxelles. Il ne s’agissait toutefois pas d’une transformation, mais d’un nouveau projet. « Nous sommes en train de sélectionner les prochains magasins auxquels nous allons nous attaquer. Nous aimerions en convertir trois à court terme, mais la crise sanitaire a causé un peu de retard parce qu’il est impossible d’avoir trop de personnes qui travaillent ensemble sur un même site. »

 

Les points d’enlèvement d’abord

Ekoplaza n’a aucun projet d’expansion concret en Belgique à ce stade : « Nous avançons étape par étape. Nous commençons seulement à ressentir les économies d’échelle générées par la fusion. Nous prévoyons d’importants investissements dans le volet numérique et nous gagnons en efficacité. L’objectif est de faciliter autant que possible la vie de nos magasins et des magasins spécialisés indépendants que nous approvisionnons, par exemple avec de nouveaux systèmes de caisse et de commande. Nous travaillons côte à côte. »
 

Aujourd’hui, les magasins Origin'O mêlent filiales et indépendants. L’organisation est ouverte aux candidats franchisés : « Tout le monde est le bienvenu. » Et pour ce qui concerne le développement omnichannel ? Les Pays-Bas sont un peu plus avancés dans ce domaine. Nous voulons franchir de nouvelles étapes cette année, avec une boutique en ligne et un système de points d’enlèvement dans lesquels nous voulons également impliquer nos clients indépendants. »

 

Relations à long terme

Enfin, une étude récente a révélé que les magasins spécialisés dans le bio gagnaient des parts de marché sur les assortiments de produits bio proposés dans les supermarchés ordinaires. Quels sont les atouts du modèle ? « Nous entretenons des relations à long terme avec nos cultivateurs et nos producteurs. Nous avons parcouru énormément de chemin, nous avons grandi ensemble. Nous ne jouons pas tellement sur les prix, mais au moins nos prix sont-ils équitables. Nous travaillons à une échelle plus humaine, plus locale. En particulier en ces temps de pandémie, nous attachons une plus grande attention à la vitalité du corps et de l’esprit. Nous proposons en quelque sorte un package complet 100% bio. Le fait que de plus en plus de consommateurs le reconnaissent nous donne confiance dans l’avenir. »
 

Luc Dossche reviendra sur ces choix lors du RetailDetail Food Congress, qui se tiendra le jeudi 11 mars. Le directeur de VLAM, Filip Fontaine, l’entrepreneur spécialisé dans l’alimentaire Jan Peeters (Peeters-GoversAlbert Heijn et KFC), et Rachid Lamrabat (Tiqah) qui a lancé la nouvelle marque alimentaire ethnique By Oummi, prendront également la parole. Cliquez sur ce lien pour obtenir de plus amples informations sur le programme et commander vos tickets pour le livestream