Grève chez Makro après la suppression des contrats temporaires

Grève chez Makro après la suppression des contrats temporaires
Photo : Shutterstock.com

Afin de réduire les coûts, Makro ne prolongera pas jusqu’à 200 contrats temporaires et introduira des caisses automatiques. L’annonce de ces mesures a provoqué des arrêts de travail dans quatre magasins.

 

Coûts structurels élevés

Ce matin, la direction a annoncé plusieurs initiatives « destinées à s’attaquer aux coûts structurels qui entravent le développement économique de Makro ». Le retailer essuie des pertes depuis un certain temps et a déjà procédé à plusieurs restructurations. Le changement de cap engagé en 2018 a déjà permis d’enregistrer plusieurs succès commerciaux, mais l’entreprise reste dans le rouge car ses coûts structurels élevés pèsent sur sa rentabilité, peut-on lire dans un communiqué de presse de la direction.

 

Le chiffre d’affaires s’est contracté de 1,5 % en 2019, un résultat nettement meilleur que les baisses à deux chiffres des années précédentes. Le chiffre d’affaires a même progressé de 20 à 40% en avril, mai et juin, rapporte Het Nieuwsblad, en partie grâce au comportement des consommateurs qui se sont constitué des réserves pendant la crise sanitaire. Mais cela reste insuffisant et l’enseigne veut à présent prendre d’autres mesures : l’assortiment de livres et de magazines sera réduit, et Makro cessera de vendre des produits du tabac à l’horizon 2021. Le département boulangerie passera à la cuisson en magasins et des caisses automatiques seront mises en place. L’organisation interne sera simplifiée et les contrats temporaires ne seront pas prolongés.

 

En supprimant les contrats temporaires, la direction dit vouloir protéger les contrats de durée indéterminée, mais ce n’est pas l’avis des syndicats : « C’est tout le personnel qui en subira les conséquences », affirment-ils. « Ces économies seront entièrement réalisées sur le dos du personnel avec une modification des conditions de travail, des horaires et des fonctions sans aucune concertation », précise un communiqué en front commun. Des arrêts de travail spontanés ont déjà éclaté dans quatre magasins: Deurne, Machelen, Eke et Leeuw-Saint-Pierre.