Harvest Time Bakeries à Lommel en faillite

Harvest Time Bakeries à Lommel en faillite

La boulangerie industrielle Harvest Time Bakeries à Lommel  (province du Limbourg) a été déclarée en faillite hier par le tribunal de commerce. Le site de production ultra-moderne était ouvert depuis à peine deux ans, mais la concurrence impitoyable lui aura été fatale.

Deux initiateurs néerlandais

Harvest Time Bakeries a été lancé à l’ initiative de deux  Néerlandais, Erwin de Vos et Frank Visscher, qui aux Pays-Bas se sont construits une solide expérience dans le secteur de la boulangerie. L’entreprise s’est spécialisée dans le domaine du ‘bake-off’  de spécialités boulangères et de petits pains précuits, livrés dans les supermarchés et les entreprises retail.


L’entreprise a démarré avec ambition en 2010 avec un programme d’investissement de 17 millions d’euros, dont la société d’investissement LRM  a pris 2,95 millions d’euros à sa charge et le gouvernement flamand 1 million. L’usine de Lommel était l’une des boulangeries industrielles les plus modernes et les plus ‘vertes’ d’Europe.


Une concurrence impitoyable

Toutefois ce projet prometteur n’a jamais réellement décollé : selon des sources bien informées – comme le précise l’agence de presse Belga – la concurrence impitoyable aura été fatale à Harvest Time Bakeries. Certains grands acteurs du secteur (dont les noms ne sont pas mentionnés) ont tenté à tout prix de court-circuiter le nouveau venu et pour ce faire ont adapté leurs prix et leurs promotions.


De par le haut degré d’automatisation de la boulangerie, les pertes d’emplois se limitent à 24, dont 15 ouvriers. Le Conseil d’administration estime pour sa part qu’une relance de l’entreprise est possible. Des négociations étaient en cours avec des concurrents et des investisseurs externes dans le cadre d’une éventuelle reprise ou collaboration, mais  l’accord n’a pu être finalisé dans les temps. Le tribunal de commerce de Hasselt a d’ores et déjà désigné un curateur afin d’indemniser les créanciers.

 

 

Traduit par Marie-Noëlle Masure

Tags: