HelloFresh augmente ses investissements au détriment du bénéfice

HelloFresh augmente ses investissements au détriment du bénéfice

Malgré la promesse d'un bénéfice pour la fin de l'année, le livreur de box repas HelloFresh opte finalement pour de nouveaux investissements. Après un solide 2ème trimestre, l'entreprise mise sur la croissance aux Etats-Unis.

Investissements supplémentaires

Au deuxième trimestre HelloFresh a vu son chiffre d'affaires progresser de 39% à 319,7 millions d'euros. La marge de contribution (marge obtenue en soustrayant les coûts variables, mais en incluant les charges fixes) a augmenté de 28%, plus qu'attendu par l'entreprise. Au deuxième trimestre le bénéfice brut ajusté (AEBITDA), tant aux Etats-unis qu'ailleurs, s'est avéré positif : à l'international la marge  AEBITDA a atteint 4,1%, tandis qu'aux USA la marge AEBITDA s'est établie 2,0% (hormis l'investissement dans Green Chef en mars).


Néanmoins le livreur de box repas n'atteindra pas encore un break-even cette année, comme il l'avait annoncé précédemment. L'entreprise préfère en effet investir davantage dans sa croissance. Pour l'ensemble de 2018 HelloFresh table sur une croissance du chiffre d'affaires comprise entre 32 et 37% (hors effets de change), soit un peu plus que la croissance de 30 à 35% pronostiquée en début d'année.

 

HelloFresh mise sur les USA et le retail

Ces investissements supplémentaires serviront avant tout à l'élargissement de l'assortiment aux Etats-Unis. L'entreprise y a déjà lancé EveryPlate dans le segment de prix inférieur, tandis que l'intégration de Green Chef assure son positionnement dans le segment premium. HelloFresh tente d'y rivaliser avec le leader du marché Blue Apron. A l'international l'entreprise s'accosie également à des partenaires retail, en vue de commercialiser ses box dans les supermarchés.

 

"Vu la demande croissante sur le marché des box repas et ailleurs, nous voulons nous positionner comme le meilleur fournisseur de box repas dans tous les segments de prix et de clients", commente le CEO Dominik Richter. Quant au bénéfice, il faudra attendre 2019.