Kentucky Fried Chicken n’est pas le bienvenu à Ixelles

Kentucky Fried Chicken veut conquérir la Belgique, mais n’est pas le bienvenu à Ixelles. La commune a refusé de lui accorder le permis d’urbanisme. Dès lors la chaîne fast-food a introduit un recours contre cette décision auprès de la Région bruxelloise.

Non à un quartier de la malbouffe

KFC s’est vu refuser le permis d’urbanisme par la commune d’Ixelles pour l’implantation d’un établissement sur la chaussée d’Ixelles (près de la Porte de Namur). La commune s’oppose à ce projet, car elle ne veut pas que cette zone devienne le quartier de la malbouffe, où sont déjà implantés bon nombre de restaurants fast-food (entre autres Quick, Burger King, Pizza Hut et McDonald’s).


Le collège des échevins refuse l’arrivée de KFC tant pour des raisons de mixité commerciale que pour des raisons de santé publique. Il y aurait déjà seize établissements horeca dans un rayon de cent mètres et la commune estime que la lutte contre l’obésité et la malbouffe est une priorité. La commune exprime également ses préoccupations concernant le bien-être animal. En outre Ixelles souhaite renforcer les fonctions résidentielles de cette zone.


Recours auprès de la Région bruxelloise

KFC se tourne donc vers la Région bruxelloise pour obtenir son permis.  Selon l’Unizo, il y a de grandes chances que le géant américain du fast-food obtienne gain de cause : « Je comprends que la commune estime que dans sa vision du commerce ce genre de restaurant n’a pas sa place à cet endroit, mais les arguments avancés n’ont pas suffisamment de poids juridiquement. Qu’est-ce que le fast-food ? Qu’est-ce qui est sain ? », explique Anton Van Assche à Bruzz.


« C’est une bonne chose que les communes essayent de gérer l’offre »,  estime l’Unizo. « Hélas, elles disposent de peu de moyens juridiques pour le faire, car il y a la liberté d’entreprendre, qui est garantie par la directive ‘services’ européenne. La seule chose que l’on pourrait faire, c’est d’empêcher la création de surfaces commerciales de plus de 500 m². » La commune pourrait également utiliser le changement de destination de bureau en établissement horeca comme argument (auparavant l’immeuble était occupé par ING).