L’alimentation après le coronavirus : zoom sur la germophobie et la santé

L’alimentation après le coronavirus : zoom sur la germophobie et la santé
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Les habitudes des consommateurs en matière de cuisine et d’achat ont changé de façon durable avec le coronavirus : les produits frais et sains gagnent en popularité, mais la crainte de la contamination reste toujours bien présente.

 

Produits préemballés

La crise du coronavirus affecte-t-elle les choix alimentaires des consommateurs ? Le prix reste le critère d’achat principal en matière de choix de consommation (82 %). Pour 56 % des répondants, la marque joue également un rôle déterminant, c’est ce qui ressort d’une enquête récente de Food in Mind et iVox menée auprès de 1000 Belges. Enfin, curieusement, le pays d’origine arrive en troisième position (48 %) : « Lors du confinement, nous avons remarqué qu’il y avait une certaine prise de conscience, avec de nombreux plaidoyers pour inciter à acheter plus localement. Nous constatons également cette tendance dans notre enquête », déclare Eddy Bovijn de Food in Mind.
 

La crainte est encore bien présente chez une partie des consommateurs et on parle même d’une certaine germophobie : 27 % d’entre eux n’osent pas toucher sans protection les légumes frais dans les magasins et 26 % ont, quant à eux, peur d’être contaminés en achetant des légumes frais dans les magasins. Aujourd’hui, 20 % optent plus souvent pour des légumes surgelés qu’avant la crise du coronavirus et 50 % pensent que ce sera encore le cas pour un certain temps. 30 % des consommateurs sont plus enclins à acheter des produits préemballés et 29 % déclarent qu’ils n’achèteront pas de sitôt un produit non emballé. Même en matière de foodservice, les consommateurs se montrent désormais plus positifs à l’égard des produits préemballés, bien que 46 % d’entre eux n’en soient, malgré tout, pas satisfaits.
 

Il est clair que la santé est une priorité pour les consommateurs. 47 % ont dorénavant l’intention d’acheter plus souvent des produits sains et 17 % opteront davantage pour des plats frais, des salades ou des sandwiches. 32 % prendront désormais moins souvent leur petit déjeuner hors de chez eux. Les livraisons à domicile ou les points de collecte offrent une alternative.

 

Produits frais de saison

Il est vrai que de plus nombreuses personnes ont cuisiné davantage chez eux pendant le confinement : cela vaut pour 52 % des sondés. Ainsi, 39 % d’entre eux ont découvert de nouveaux plats et pour 27 % il s’agissait de nouveaux produits - souvent des produits de saison comme les baies et les asperges. Après la crise, les consommateurs continueront d’accorder plus d’attention aux produits de saison, supposent-ils. Cependant, le prix, l’origine, le goût et la santé constituent également des critères importants. Il semble donc que les habitudes culinaires des consommateurs aient changé de façon permanente avec le confinement.
 

Lors de ce dernier, une explosion du nombre de commandes en ligne de nourriture a été enregistrée, à tel point que les détaillants alimentaires ont peiné à répondre à la demande accrue. Cela durera-t-il ? Environ un quart des personnes interrogées montrent un certain intérêt pour l’achat en ligne de produits frais à l’avenir - en particulier les fruits et légumes. Les principales motivations des courses en ligne : c’est plus facile, vous n’avez pas à vous déplacer, les consommateurs aiment une fois essayer, c’est plus sûr et vous n’avez pas à porter les sacs. Des promotions spécifiques ou une offre qui n’est pas disponible dans les magasins physiques peuvent également motiver les clients.
 

Pour plus d’informations sur l’enquête coronavirus : Eddy Bovijn, eb@foodinmind.com et www.foodinmind.com
 

La semaine prochaine : Les traiteurs ne voient pas l’avenir en rose.