L’e-commerce pèse sur le rendement du supermarché physique

L’e-commerce pèse sur le rendement du supermarché physique

A terme l’e-commerce menace le business model des supermarchés physiques. Néanmoins les supermarchés ne doivent pas renoncer au e-commerce. C’est ce que révèle une étude de Marshoek, spécialiste financier dans le domaine du retail.

Croissance du e-commerce

Ces dernières années l’e-commerce s’est fortement développé dans le secteur des supermarchés aux Pays-Bas : alors qu’en 2014 la part online était encore inférieure à 1%, en 2017 celle-ci était supérieure à 3%. L’online représente désormais un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros. Toutefois il ne s’agit pas là d’un chiffre d’affaires rentable : sur base de données de 265 supermarchés franchisés, Marshoek a calculé que les supermarchés disposant d’un webshop perdaient en moyenne 0,1% de rendement, soit 7.000 euros. Ceci s’explique par le fait que le rendement du e-commerce est nettement inférieur au rendement des activités en magasin.


Pour l’évolution du chiffre d’affaires l’e-commerce semble donc favorable, mais pour le rendement il ne l’est certainement pas, estime Marshoek. Cela ne signifie pas pour autant que les entrepreneurs doivent renoncer au e-commerce : il s’agit en effet d’un des canaux que les clients utilisent d’office pour faire leurs courses. En outre l’on s’attend à ce que la croissance du chiffre d’affaires en ligne apporte une amélioration au business model autonome. Bien qu’en Belgique le chiffre d’affaires online dans le segment food soit inférieur à celui des Pays-Bas, les conclusions de l’étude concernant la rentabilité peuvent très certainement aussi s’appliquer à notre pays.


Gaspillage alimentaire

L’étude révèle également que les supermarchés franchisés néerlandais perdent en moyenne 125.000 euros de rendement par an suite au gaspillage dans différents domaines, notamment dans le segment food, où les supermarchés gaspillent en moyenne 1,5% de leur chiffre d’affaires. Cela paraît minime, mais sur un chiffre d’affaires hebdomadaire de 158.738 euros, cela représente un gaspillage de plus de 126.000 euros par magasin par an. Pour les quelque 1.365 supermarchés franchisés des Pays-Bas, cela équivaut à une perte de plus de 172 millions d’euros sur base annuelle.