L’industrie alimentaire demande une adaptation de la ‘loi mayonnaise’

L’industrie alimentaire demande une adaptation de la ‘loi mayonnaise’

Les fabricants belges de sauces veulent proposer des mayonnaises moins grasses, pour des raisons de santé et pour contrer la concurrence, mais un ancien arrêté royal les en empêche.

‘Dressing’ étranger vendu comme mayonnaise

L’arrêté royal en question, qui date d’une soixantaine d’années, stipule que la mayonnaise doit contenir au moins 80% de graisse et 7,5% de jaune d’œuf. Pourtant il se vend chez nous de la mayonnaise espagnole par exemple qui ne contient que 65% de graisse : un argument qui peut compter à l’heure où les consommateurs se préoccupent de plus en plus de leur santé.


« La situation n’est plus tenable », souligne Nicholas Courant, porte-parole de la fédération de l’industrie alimentaire Fevia. « Nos producteurs sont victimes de discrimination. Leurs concurrents étrangers sont autorisés à commercialiser de la mayonnaise moins grasse. Ils peuvent ainsi répondre à la demande croissante de sauces contenant moins de calories. Si les producteurs belges veulent vendre ce type de mayonnaise, ils doivent la proposer comme dressing. »


Etant donné que la fédération alimentaire prépare un nouveau pacte en vue de réduire les graisses et les sucres dans l’alimentation, la Fevia demande au gouvernement d’adapter le cadre législatif. Le ministre des Consommateurs Kris Peeters (CD&V) se dit prêt à modifier la loi et veut réunir les différentes parties prenantes autour de la table afin de formuler une proposition définitive « après des années de discussions ».

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