La crise et une amende à millions mènent Heiploeg à sa perte

La crise et une amende à millions mènent Heiploeg à sa perte

Le fournisseur de crevettes néerlandais Heiploeg, numéro un en Europe, dépose le bilan. La crise économique et une amende à millions sont à l’origine de la faillite. Par contre l’avenir de la  branche belge Morubel est assuré.

Le plus grand fournisseur de crevettes victime de la crise

Suite à la crise, principalement dans le sud  de l’Europe, Heiploeg a subi pour plusieurs millions de pertes. Non seulement les consommateurs ont boudé les crevettes ‘trop chères’, mais de plus la concurrence a déclenché une réelle  guerre des prix, dont les supermarchés ont su habilement tirer profit. Résultat : des pertes de plusieurs millions, alors que l’entreprise était déjà endettée de  130 millions d’euros.


La crise n’est pourtant pas seule responsable du naufrage de l’entreprise néerlandaise. Heiploeg s’est vu infliger une amende de plus de 27 millions d’euros pour cartel par la Commission européenne. L’entreprise a fait appel de ce jugement, mais estime que même sans cette amende, la situation était intenable.


Au total 60 équivalents temps plein seront supprimés à Groningue, mais l’entreprise espère pouvoir redémarrer ses activités en tant que division de l’entreprise de transformation de poisson Parlevliet & Van der Plas. Grâce à cette relance, 300 personnes garderaient leur emploi, mais sous des conditions de travail moins favorables.


La division de surgelés ostendaise préservée

En revanche l’avenir de Morubel, la division de surgelés basée à Ostende, est assuré. L’entreprise a été placée dans une structure entièrement séparée de Heiploeg. « Nous sommes financièrement sains et pouvons poursuivre notre propre route », déclare Nadine Verbruggen, directrice commerciale de Morubel.


Un conseil d’administration a déjà été mis en place et l’entreprise est à la recherche d’un nouvel actionnaire. La société ostendaise compte 105 employés et réalise un chiffre d’affaires de 80 millions d’euros.

 

 

Traduction : Marie-Noëlle Masure

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