La ministre De Block souhaite des codes santé sur les emballages

La ministre De Block souhaite des codes santé sur les emballages

La ministre de la Santé Maggie De Block examine s’il est possible d’apposer des étiquettes simples sur les emballages de produits alimentaires pour que les consommateurs puissent vérifier en un seul coup d’œil si un produit est mauvais pour la santé.

Une appli ou un code couleur

 « Nous sommes en train d’examiner s’il existe un intérêt pour un tel système dans notre pays et si son introduction est faisable », affirme le Cabinet de la ministre.   Selon la réglementation européenne, les entreprises ne peuvent toutefois pas être obligées d’utiliser un tel système sur leurs emballages.  La ministre souhaite suivre l’exemple français et britannique des codes couleur qui sont sensés faciliter le choix du client.  A l’heure actuelle, le client doit encore analyser le tableau qui reprend les quantités de calories, de graisses, de glucides, de protéines et de sel ou faire confiance aux applis qui font le travail à sa place.  A l’aide de ces applis, les consommateurs pourront scanner un produit et savoir immédiatement s’il est mauvais pour la santé ou pas.


L’organisation industrielle Fevia est favorable à une telle application, du moins si elle est développée en concertation avec le gouvernement et les chercheurs scientifiques.  « L’idéal serait une appli qui tient également compte de ce que vous mangez durant la journée ainsi que de votre profil – si vous êtes plutôt du type svelte ou si vous êtes une dame plus âgée, par exemple – et qui peut transmettre une histoire complète », précise le porte-parole Nicholas Courant au journal Het Nieuwsblad.


Fevia n’est certainement pas un partisan d’un système de codes couleur.  « Ce n’est pas assez objectif », affirme Courant.  « L’huile d’olive peut par exemple avoir une couleur rouge parce qu’elle contient beaucoup de graisses, alors qu’il s’agit d’une alternative plus saine.  Ou un produit comme les pralines belges : celles-ci auraient probablement également un code rouge.  Alors que tout le monde sait que les pralines se mangent avec modération.  Toute situation est donc nettement plus nuancée qu’une simple estampe verte ou rouge. »