La vente de la branche chinoise de Carrefour n’est « pas à l’ordre du jour »

Carrefour n'a pas l'intention de céder sa filiale chinoise. Une porte-parole du retailer français réfute ainsi de précédentes rumeurs qui circulaient et qui, un moment, ont fait grimper l'action Carrefour à la Bourse de Paris.

 
Le chiffre d’affaires chinois en baisse depuis des années

L'aventure chinoise de Carrefour ne se révèle pas être une réussite : le chiffre d'affaires du retailer français est en baisse depuis des années. L'an dernier, le chiffre d'affaires a même chuté de 10% à 3,6 milliards d'euros, et ce malgré les efforts continus pour inverser la tendance au plus vite.

 

Afin de profiter de la croissance rapide du e-commerce, le groupe a conclu un accord avec le géant local Tencent en début d’année dernière. En mai dernier, le groupe et Tencent avaient également déployé le concept de magasin high-tech « Le Marché » (les clients peuvent par exemple y payer par reconnaissance faciale aux caisses autonomes). Depuis un peu moins d'un mois, la chaîne expérimente également un nouveau concept retail en Chine : 70% des 7.000 produits de la gamme proviennent de l'étranger, principalement de France.

 

Selon Bloomberg, différents scénarios concernant l'avenir de la filiale chinoise seraient pourtant actuellement à l'étude au siège social à Paris, dont la vente complète ou partielle, bien que l'agence ajoute qu'aucune décision formelle n'a été prise pour le moment. Selon l'agence de presse financière, les activités de Carrefour en Chine représenteraient près d’un milliard de dollars, ce qui correspond à un peu moins de 900 millions d'euros.

 

Contactée par cette autre agence de presse financière Reuters, une porte-parole de Carrefour a déclaré qu'une vente de la filiale chinoise n'était « pas à l’ordre du jour ». Le géant français a ouvert sa première filiale chinoise à Pékin en 1995 et est actuellement présent dans 70 villes en Chine.