Lancement officiel du chèque-repas électronique

Lancement officiel du chèque-repas électronique

Jeudi matin (1er  décembre) le ministre pour l’Economie, Vincent van Quickenborne,  a lancé officiellement le chèque-repas électronique. Cette inauguration a eu lieu au Carrefour d’Auderghem,  le premier magasin à accepter les quatre systèmes officiellement reconnus. Selon le cabinet Van Quickenborne, outre Carrefour, Cora et Aldi auraient eux aussi signé un contrat avec les quatre émetteurs reconnus de chèques-repas, à savoir Sodexo, Edenred, Monizze et E-Kena.

Utilisateurs satisfaits …

Non par hasard, Sodexo a annoncé aujourd’hui  les résultats de sa phase pilote. Depuis le mois de janvier de cette année l’entreprise a fait tester sa carte, Sodexo Card (photo) par plus de 2.000 consommateurs-employés de 15 entreprises belges, qui ont utilisé la carte pour leurs courses alimentaires quotidiennes, tant dans des magasins de proximité que des supermarchés et des restaurants. Au total 220.000 transactions ont été effectuées, d’un montant de 5,17 euros en moyenne par transaction.


Les résultats de l’enquête de satisfaction sont convaincants, indique Sodexo : « Pour la majorité la carte, Sodexo Card constitue sans aucun doute  une simplification administrative. Ils ne voudraient en aucun cas revenir à l’ancien système. Ils trouvent la carte très pratique et apprécient le réseau d’acceptation. » Ce réseau compte actuellement plus de 3.000 enseignes, restaurants, supermarchés et magasins de proximité. Récemment le grand concurrent de Sodexo, Edenred, avait annoncé avoir franchi le cap des 4.000.

… petits indépendants moins enthousiastes

Mais selon le SNI (Syndicat Neutre pour Indépendants), les petits indépendants ne se réjouissent pas autant. « Le fait que le ministre Van Quickenborne ait lancé le chèque-repas électronique dans un supermarché n’est pas un hasard. Le chèque- repas électronique semble avoir été fait sur mesure pour les supermarchés, alors que l’on s’est à peine posé la question de savoir si les petits commerçants pourront participer à ce nouveau système », objecte Christine Mattheeuws du SNI.

 

La critique du syndicat des indépendants porte sur différents points : notamment  le manque de transparence du coût de ce nouveau système, la nécessité d’un terminal de paiement (alors que 50% des magasins alimentaires et 45% de l’horeca ne dispose pas d’un tel terminal), le fait que 75% des commerçants utilisent actuellement les chèques-repas papier pour payer leurs fournisseurs (ce qui ne sera donc plus possible et leur fera donc perdre du temps et de l’argent) et – last but not least – le petit indépendant est obligé de conclure un contrat avec les quatre émetteurs de chèques-repas électroniques. C’est pourquoi Christine Matteeuws réitère son plaidoyer : « supprimer les chèques-repas et  verser directement la valeur de ces chèques sur le compte des salariés qui bénéficient de chèques-repas ».

 

 

Traduit par Marie-Noëlle Masure



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