Le commerce électronique pour sauver le secteur horeca

Le commerce électronique pour sauver le secteur horeca
Photo: Lunch Garden

Maintenant que les restaurants doivent à nouveau fermer, ils investissent massivement dans la numérisation et la vente à emporter. Les services de livraison de repas prennent également le train en marche pour leurs clients et annoncent des mesures de soutien.

 

Un changement extrêmement rapide

La numérisation est la seule option qui s’offre au secteur horeca belge maintenant confronté à un deuxième confinement. De nombreuses chaînes de restaurants passent donc à la vitesse de l’éclair au commerce électronique, à la livraison à domicile et à la vente à emporter. Et ce changement peut avoir des retombées positives, selon notamment Lieven Vanlommel de Foodmaker, qui affirme dans les colonnes du Tijd que l’on peut au final même être reconnaissants pour la crise du coronavirus.
 

En quelques mois à peine, la chaîne de restauration est passée d’une entreprise hors ligne à une entreprise numérique dans laquelle la livraison à domicile de repas et de boîtes repas est centrale. Depuis une semaine, ces Vedge Bags peuvent être livrés en Wallonie et aux Pays-Bas. L’étape suivante : des repas et une alimentation adaptés aux sportifs. En décembre, une application et même une gamme de vêtements de sport seront lancées.

 

« Pas de deuxième fois »

Wim Ballieu, le propriétaire de Balls & Glory, passe également au numérique, plus précisément avec les cuisines fantômes. En plus de la boutique en ligne que la chaîne de restaurants de boulettes de viande hachée disposait déjà, le chef lancera une épicerie fine virtuelle, Wim’s Deli, à partir du 20 octobre. Grâce aux différentes applications de livraison, les clients peuvent commander chaque semaine trois plats au four, qui sont préparés dans les restaurants (fermés) de Balls & Glory et dans une boucherie gantoise. Avant même l’ouverture, une extension vers Bruges est déjà prévue.


Lunch Garden opte pour une formule « Come In & Take Out » : dans 34 restaurants de la chaîne, les clients peuvent commander sur place ou dans l’app Ord’r à partir d’une carte limitée. Cette formule permet à environ la moitié des succursales de rester ouvertes. La société, qui vient d’annoncer une réorganisation majeure, « est confrontée à de graves difficultés après le premier confinement de trois mois et ne veut pas interrompre ses activités une seconde fois, pas même pour quatre semaines ».

 

Plus de 50 % de croissance

De leur côté, les livreurs, qui sont devenus un maillon presque indispensable de ce passage au numérique, annoncent une série de mesures de soutien à leurs clients horeca. Deliveroo rend son option d’enlèvement temporairement gratuite (0 % de commission) pour les restaurants, une mesure également prolongée par le concurrent Takeaway.com. Il existe également des réductions pour les consommateurs et les restaurateurs, et Deliveroo promet de payer ses clients désormais chaque semaine.


Toutefois, Takeaway.com souligne subtilement que « la majorité des restaurants affiliés » ont vu leur chiffre d’affaires augmenter de plus de 50 % au cours des derniers mois. Et ce type de commerce électronique ne constitue qu’une première étape, selon le fondateur de Foodmaker, M. Vanlommel : « Cela ne s’arrête pas là. Ce n’est que le début. En fait, notre activité est en train d’évoluer. »