Le discounter russe Mere veut s’étendre aux États-Unis

Le discounter russe Mere veut s’étendre aux États-Unis
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La très controversée chaîne de magasins discount russe Mere étudie des possibilités d’expansion aux États-Unis. Un chef de projet doit ouvrir des supermarchés en Géorgie et en Alabama.

 

Moins cher qu’Aldi et Lidl

Le discounter russe Mere veut s’étendre aux États-Unis. C’est ce qui ressort d’une offre d’emploi remarquée par le magazine professionnel Winsight Grocery Business. La chaîne qui ramène le « hard » au cœur du hard discount recherche un chef de projet aux États-Unis. Il doit de préférence parler russe et être un spécialiste de l’immobilier commercial. 


Le futur chef de projet aura pour mission d’analyser des emplacements potentiels en Géorgie et en Alabama, de négocier les baux et de mener à bien l’ouverture effective des magasins. C’est sans doute parce que ces États ruraux comptent encore de nombreux petits indépendants que Mere se concentre sur l’Alabama et la Géorgie. Les grands discounters comme Walmart et Dollar General y sont en plein essor.


Mere promet cependant d’être encore moins cher qu’Aldi et Lidl en vendant un assortiment de base limité directement proposé sur des palettes. Le retailer ne propose par exemple aucun produit frais non emballé dans ses magasins européens, mais on peut y trouver de nombreux lots résiduels et grands emballages. Ce concept a permis à Mere – sous le nom de Svetofor – de se hisser parmi les dix plus grandes chaînes de supermarchés de Russie, son pays d’origine. Le groupe exploite aujourd’hui quelque 2 500 magasins en Russie, en Biélorussie et en Asie centrale depuis sa création en 2009.

 

Construction opaque

Mere est également en plein essor en dehors des États-Unis et de la Russie. La première succursale britannique ouvrira bientôt ses portes et des projets sont également prévus en Belgique. Mais les Russes ne semble pas encore en mesure de joindre l’acte à la parole : la structure belge paraît pour le moins opaque  et l’ouverture prévue à Opwijk ne semble pas se concrétiser. En Allemagne aussi, la croissance est beaucoup plus lente que prévu, avec seulement cinq des cent magasins prévus ouverts après deux ans.


Le choix des États-Unis est également étonnant après la tentative entreprise par X5 Retail Group, un autre groupe russe, avec la formule discount Okey-Dokey en Floride. Les cinq magasins ont fermé après seulement un an.