Le géant du café JDE Peet’s voit sa division horeca renaître de ses cendres

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JDE Peet’s, le géant du café basé à Amsterdam, propriétaire notamment de Douwe Egberts, a confirmé ses prévisions annuelles. Un soulagement pour les investisseurs. L’entreprise a enregistré un redressement spectaculaire de son chiffre d’affaires dans l’horeca depuis le deuxième trimestre, mais la croissance provenait principalement de la consommation à domicile.

 

Forte croissance organique

Le chiffre d’affaires s’est établi à 3,2 milliards d’euros au premier semestre, en hausse de 0,7%. Cela semble peu, mais un tel chiffre représente une croissance organique étonnante de 4,2%. Les analystes tablaient sur un taux de croissance sous-jacent négatif.
 

La croissance se concentre dans le segment de la consommation à domicile, où le chiffre d’affaires a gagné 4,9%. En comparaison, la croissance de 0,7% affaires dans l’horeca paraît décevante. Mais les impressions sont trompeuses : ces 0,7% sont le premier signe d’une nette reprise après l’assouplissement des restrictions sanitaires mondiales liées à la pandémie à partir du deuxième trimestre
 

Augmentation du coût des matières premières

En outre, la croissance du chiffre d’affaires dans la division hôtellerie s’est également avérée très rentable après que JDE Peet’s a réduit considérablement les coûts dans cette activité. De quoi inciter le CEO Fabien Simon à confirmer les prévisions annuelles qui font état d’une croissance organique du chiffre d’affaires de 3 à 5%. On a pourtant craint que ces objectifs ne soient pas tenables.
 

Cette crainte est principalement alimentée par l’augmentation des coûts des matières premières et des matériaux d’emballage. Fabien Simon a confirmé que la pression avait considérablement augmenté, mais insisté sur le fait que son entreprise était devenue suffisamment efficace pour y résister. Ce qui sera d’autant plus nécessaire que le CEO ne pense pas pouvoir répercuter cette hausse des coûts sur les prix de vente à court terme. « Cela prendra encore deux à trois trimestres », a déclaré Fabien Simon concernant la disposition des clients à payer plus cher leur tasse de café, a noté De Telegraaf.