Le ministre Muyters dit non aux prépensions chez Carrefour

Le ministre Muyters dit non aux prépensions chez Carrefour

Le ministre flamand de l’Emploi Philippe Muyters a rendu un avis négatif sur les RCC (anciennement prépensions) dans le cadre du plan de restructuration de Carrefour. Le verdict final revient au ministre fédéral Kris Peeters.

 

Discussions houleuses

Début de cette année la direction de Carrefour annonçait une restructuration impliquant la perte de 1.233 emplois en Belgique. Le mois dernier la direction et les syndicats sont finalement parvenus à un accord concernant les réformes prévues, notamment le recours  au régime de chômage avec complément d’entreprise (RCC) - l’ancienne prépension -, qui permettrait aux travailleurs de 56 ans et plus de prendre leur prépension.


Toutefois cette mesure doit d’abord être approuvée par le service public fédéral de l’Emploi, ce qui a donné lieu à des discussions houleuses entre le ministre fédéral et le ministre flamand. De son côté Philippe Muyters refuse d’accepter les RCC. Kris Peeters pour sa part estime que Carrefour opère selon la loi et ajoute que par le passé Muyters a déjà approuvé des RCC.  En outre Peeters demande à ce que les Régions rendent un avis contraignant concernant cette mesure, mais le nationaliste flamand s’y oppose fermement : selon lui la compétence de la Flandre se limite à rendre un avis uniquement concernant les outplacements auxquels Carrefour souhaite procéder.


« Une mauvaise décision »

Néanmoins Muyters a rendu son avis, qui comme attendu est positif concernant la proposition d’outplacement et le plan de restructuration, mais négatif concernant le plan des RCC, qui permettrait à près de 600 travailleurs de prendre leur prépension : « Un très mauvais signal dans le marché du travail actuel », estime Muyters. « Les personnes en RCC ne sont pas obligées de chercher un nouveau job. Une mauvaise décision, vu qu’en ce moment nous sommes confrontés à une pénurie sur le marché du travail. »


A présent la balle est dans le camp de Peeters, indique Muyters. Selon le ministre flamand, Kris Peeters a déclaré qu’il suivrait son avis. Il revient donc au ministre fédéral de trancher.