Le sauvetage d’IJsboerke menacé

Le sauvetage d’IJsboerke menacé

Un conflit entre les syndicats d’IJsboerke et le candidat-repreneur Glacio d’une part et l’absence d’un accord avec le principal créancier, la banque BNP Paribus Fortis d’autre part, mettent sérieusement en danger la reprise du glacier au bord de la faillite.

Les syndicats accusent Glacio d’avoir rompu sa promesse

A peine la reprise annoncée la semaine dernière, il y a déjà de l’eau dans le gaz entre les syndicats et le (futur) propriétaire Glacio. Le conflit concerne  les modalités de départs volontaires pour les travailleurs n’acceptant pas les nouvelles conditions de travail de Glacio.


Selon les syndicats, Glacio avait promis une indemnité de licenciement aux travailleurs désirant quitter l’entreprise délibérément. C’est précisément cette promesse qui la semaine dernière a incité 92% du personnel à approuver le plan de reprise, souligne les syndicats. « Ils l’ont dit explicitement lors de la réunion du personnel. A présent ils prétendent que c’est un malentendu », déplore Dirk Verhaegen de l’ACV.


Peter Janssen, patron de Glacio, confirme que le sujet a été abordé, mais « nous avons alors répondu que ceci était valable uniquement pour les personnes travaillant dans la vente à domicile. » Glacio a l’intention de revendre au plus vite cette branche de l’entreprise.


Le principal créancier exige une CCT signée

Dès lors les syndicats exigent une nouvelle concertation du personnel, mais Glacio n’entend pas « perdre son temps ». Le temps presse pour le dossier IJsboerke, car selon Peter Janssen, la BNP Paribas Fortis n’approuvera pas le plan de reprise d’IJsboerke avant qu’une convention collective de travail n’ait été signée. Vu la colère des syndicats, l’affaire semble donc loin d’être conclue.


Selon Janssen il faut avoir le sens des réalités : « Pour relancer l’entreprise, il faut un potentiel, avec des collaborateurs expérimentés. Nous n’avons donc pas les moyens d’accorder à chaque employé quittant l’entreprise une indemnisation élevée. Hélas, nous ne disposons pas d’un chèque en blanc. »

 

 

Traduction : Marie-Noëlle Masure

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