Les Brasseurs Belges introduisent une plainte contre la hausse des taxes françaises

Les Brasseurs Belges introduisent une plainte contre la hausse des taxes françaises

Suite à l’augmentation des accises sur la bière en vigueur depuis le 1er janvier 2013 en France, le secteur brassicole belge aurait subi une perte de 58,6 millions d’euros. La Fédération des Brasseurs Belges demande que l’Europe condamne cette taxe.

Un tiers de l’exportation vers la France

La France représente un marché particulièrement important pour le secteur brassicole belge : 60% de la production totale est destinée à l’exportation, dont un tiers vers la France. Les Brasseurs Belges estiment que la hausse des accises a ralenti la croissance des bières belges en France.


Entre 2008 et 2012 le chiffre d’affaires provenant de l’exportation vers la France avait progressé de 10,4% et en termes de volumes la croissance s’élevait à 4,75%. Par contre en 2013 on observe une régression tant du chiffre d’affaires  ( -7,68%) que du volume (-9,35%). Comparé au taux de croissance de 10,4% avant la hausse des accises, il serait  question selon les Brasseurs Belges d’une perte de 58,6 millions d’euros.


« Les chiffres sont pires que ce que nous avions prévu il y a six mois sur base de nos premières impressions », souligne Sven Gatz, directeur de la Fédération des Brasseurs Belges dans le journal De Tijd. La fédération juge que cette perte est entièrement attribuable à la hausse des accises, étant donné que les ventes de vin, elles, ont progressé.

 

Une plainte auprès des autorités européennes

Les Brasseurs Belges estiment que la taxe visait uniquement à protéger les viticulteurs français et que la limitation de la consommation d’alcool n’était qu’un faux prétexte. Par ailleurs les brasseurs étrangers sont soumis à des tarifs plus élevés que les brasseurs français.


C’est pourquoi les Brasseurs Belges ont décidé de déposer une plainte auprès de la Commission européenne ; une démarche qu’ils avaient déjà entreprise précédemment, mais la plainte n’avait pas été retenue à l’époque. « Je trouverais inadmissible que la Commission ne prenne pas ce dossier en considération. Certes la taxe est également valable pour les brasseurs français, mais en tant que petits brasseurs ils sont soumis à des tarifs moins élevés. D’autre part alors que le marché brassicole total en France régresse de 3%,  l’importation, elle, recule de 16%. Cela ne me semble pas logique », conclut Gatz.

 

 

Traduction : Marie-Noëlle Masure

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