Les paysans belges en colère contre Albert Heijn

Les paysans belges en colère contre Albert Heijn

Les agriculteurs et horticulteurs belges s’inquiètent, indiquent les organisations agricoles Boerenbond et Algemeen Boeren Syndicaat. Les paysans subissent une pression de plus en plus forte sur leurs prix et pointent du doigt Albert Heijn.

Crainte d’une spirale descendante des prix

Des asperges à 6 euros le kilo, alors que le prix de vente à la criée est de 8 euros, ou encore du haché de bœuf vendu avec 28% de rabais. Ces énormes réductions de prix que proposent divers supermarchés ces derniers jours, irritent les agriculteurs et les horticulteurs.


« L’inquiétude règne chez les agriculteurs. Ils craignent que si Albert Heijn continue son expansion, nous aboutirons dans une spirale descendante. Les supermarchés mettent les fournisseurs sous pression afin qu’ils diminuent leurs prix et ces derniers n’osent pas refuser par crainte de perdre des ventes », explique Hendrik Vandamme, président du Algemeen Boeren Syndicaat, à l’agence de presse Belga.


Albert Heijn, bouc émissaire

Une inquiétude que partage également le Boerenbond : « Il devient de plus en plus difficile pour les agriculteurs d’obtenir un prix correct pour leurs produits. La situation  n’est plus tenable », déplore la porte-parole Anne-Marie Vangeenberghe. Une fois de plus Albert Heijn est perçu comme bouc émissaire : « Albert Heijn pousse les prix vers le bas et le reste est obligé de suivre. Il est en mesure de le faire, car ses coûts salariaux sont moins élevés, mais en même temps il entraîne les autres vers le bas. Par conséquent les paysans sont moins payés. » Le Boerenbond souligne que l’alimentation ne peut être utilisé comme ‘appât’.


Le Algemeen Boeren Syndicaat évoque un autre danger : « Albert Heijn vend surtout des produits hollandais, alors que les supermarchés belges proposent davantage de produits belges dans leurs rayons. Si Albert Heijn continue de s’étendre, les agriculteurs belges vendront moins », selon Hendrik Vandamme.

 

 

Traduction : Marie-Noëlle Masure

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