Les supermarchés bientôt obligés de reprendre les emballages de boissons vides ?

Les supermarchés bientôt obligés de reprendre les emballages de boissons vides ?

Si la Flandre introduit une consigne sur les bouteilles en plastique et les cannettes, seuls les grands supermarchés seront obligés de collecter ces emballages. Voilà le scénario que prépare la ministre de l’Environnement Schauvliege pour le mois de septembre.

Consigne de 0,10 à 0,50 euro

Pour résoudre le problème des milliers de tonnes de déchets sauvages sur nos routes, dont le ramassage coûte annuellement 60 millions d’euros à la Flandre, le gouvernement flamand veut introduire une consigne sur les emballages de boisson vides. Ce dossier semble à présent s’accélérer : la ministre de l’Environnement Joke Schauvliege (CD&V) a fait élaborer un scénario prévoyant le prélèvement d’une consigne (0,10 à 0,50 euros) sur les cannettes et les bouteilles en plastique, quel que soit leur format.


A noter que dans ce scénario le consommateur devra rapporter ses bouteilles et cannettes usagées dans les grands supermarchés. Ces derniers seront donc obligés d’installer des machines à consignes (photo). Les supermarchés de proximité et les épiciers, ainsi que les fritures qui vendent des sodas, auront le choix de reprendre ou non les emballages vides. Ces plus petits commerces avaient déjà laissé entendre qu’ils ne disposaient pas de l’espace nécessaire pour un tel système.


« Toutefois je n’exclus pas que certains supermarchés de proximité décident de reprendre les cannettes, pour leur image par exemple, comme service envers leurs clients ou encore pour attirer ainsi de nouveaux clients », explique la ministre dans le journal Het Nieuwsblad.


Sauf imprévus, Schauvliege envisage de mettre l’introduction concrète d’obligation de reprise avec consigne à l’agenda du gouvernement flamand au mois de septembre. La ministre n’exclut pas qu’à terme le système s’étende aux bouteilles en verre et aux cartons à boisson.


Fevia et Comeos 'contre'

De leur côté, la fédération de l’industrie alimentaire Fevia et la fédération du commerce Comeos sont fortement opposés à l’introduction d’une consigne. Ils estiment que les coûts  d’un tel système seront répercutés sur le consommateur et que cela ne résoudra que partiellement le problème des déchets sauvages, car les déchets sauvages ne comportent « pas uniquement des emballages de boissons. »


Les deux organisations évoquent également la diminution du confort pour le consommateur : « Pour l’instant il dépose chaque semaine son sac bleu PMC sur le trottoir devant sa porte en attendant que les éboueurs passent. A l’avenir il devra donc apporter ce sac au supermarché. »

 

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