Les travailleurs de Carrefour bénéficieront d’une aide européenne

Les travailleurs de Carrefour bénéficieront d’une aide européenne

L’Europe va apporter son soutien aux travailleurs licenciés de Carrefour en Wallonie : la commissaire européenne Marianne Thyssen souhaite débloquer 1,6 million d’euros pour les aider dans leur recherche d’emploi.

400 travailleurs licenciés concernés

En raison de la « la situation particulièrement difficile en matière d’emploi en Wallonie », La Commission européenne a l’intention d’investir 1,6 million d’euros pour soutenir les anciens salariés wallons de Carrefour dans leur recherche d’emploi. Les 400 salariés concernés ont été touchés par les restructurations de la chaîne de supermarchés. La Belgique était allée elle-même solliciter l’Europe lorsqu’il était apparu que la chaîne allait licencier 1019 personnes. Bien que l’approbation des États membres et du Parlement européen soit encore nécessaire, le soutien européen a déjà été annoncé publiquement dans un communiqué de presse.

 

« Le secteur du commerce de détail peine à s’adapter aux changements du commerce mondial. Je suis convaincue que le soutien proposé aiderait les travailleurs touchés dans leur transition pour acquérir de nouvelles compétences, trouver un nouvel emploi ou créer leur propre entreprise », a déclaré Marianne Thyssen, commissaire européenne pour l’emploi et les affaires sociales dans le communiqué.

 

« Situation difficile en matière d’emploi »

En outre, 330 jeunes wallons de moins de 25 ans bénéficieront de services actifs d’orientation professionnelle, d’une formation professionnelle et d’une aide à la recherche d’un emploi, et éventuellement aussi en tant qu’indépendant. À condition bien sûr que les jeunes soient actuellement au chômage et qu’ils ne suivent pas encore d’études ni de formation.

 

Au total, l’Europe veut injecter 2,7 millions d’euros en Wallonie, où, selon la Commission européenne, le taux de chômage est plus de deux fois supérieur (8,6 %) à celui de la Flandre (3,5 %). Les emplois se feraient rares et il serait particulièrement difficile pour les plus de 50 ans de trouver un nouvel emploi.