Makro stabilise son chiffre d’affaires, mais reste dans le rouge

Durant l’exercice écoulé les magasins cash & carry de Makro sont ‘presque’ parvenus à stabiliser leur chiffre d’affaires, après des années de recul systématique de 10%, voire plus. Mais le seuil de rentabilité est loin d’être en vue : la maison-mère Metro AG comble à nouveau les pertes.

Améliorer l’efficacité de l’organisation

Selon le CEO Vincent Nolf, il est question d’un revirement sur le marché belge : durant l’exercice écoulé l’évolution du chiffre d’affaires est restée quasiment stable, explique-t-il au journal De Tijd. Ce redressement est le fruit d’investissements marketing supplémentaires (20% de plus) de la chaîne, qui mise davantage sur les grands emballages et s’adresse à des groupes cibles spécifiques, comme les cuisiniers amateurs. Le chemin vers le seuil de rentabilité est encore loin, mais le fait que la maison-mère allemande injecte à nouveau 25 millions d’euros est un signe de confiance, estime Nolf.


Le CEO entend optimiser l’efficacité de l’organisation pour améliorer la rentabilité. Il n’est pas question d’une restructuration : les six magasins restent ouverts, mais le nombre d’heures supplémentaires seraient limitées et les contrats temporaires pourraient être résiliés. Par contre le grossiste du secteur horeca Metro, société sœur de Makro, se porte bien : le chiffre d’affaires y a augmenté et le résultat brut d’exploitation est positif.


Le retailer n’a pas (encore) publié  de chiffres concernant l’exercice qui vient tout juste de se terminer. Durant l’exercice précédent, clos en septembre 2018, le chiffre d’affaires de Makro Cash & Carry en Belgique avait chuté de 13% à 735 millions d’euros, tandis que la perte nette avait atteint 63 millions d’euros. Début 2019 Makro a bénéficié d’une injection de capital de 40 millions d’euros de Metro, qui a déjà injecté 340 millions d’euros au total dans la filiale belge depuis 2015. Le CEO Olaf Koch avait alors laissé entendre que la patience des actionnaires à l’égard de Makro s’épuisait et qu’une cession des magasins cash & carry n’était pas exclue.