Malgré les confinements, Heineken maintient ses ventes de bière à niveau

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Heineken a vendu autant de bière au cours du trimestre écoulé qu’il y a un an. La croissance en Asie et en Afrique a compensé les effets des confinements en Europe.

 

Bon départ

« Nous avons connu un début d’année solide en dépit des lourdes restrictions auxquelles nous avons été confrontés sur de nombreux marchés », a commenté Dolf van den Brink, CEO de Heineken depuis juin dernier. Les performances du groupe brassicole ont d’ailleurs dépassé les attentes au cours du dernier trimestre.


Le volume est resté stable par rapport à la même période, l’année dernière, bien que l’horeca n’ait pas fermé ses portes avant mars sur la plupart des marchés. Les analystes tablaient ainsi sur un recul des volumes de 5,1%.. La marque Heineken elle-même a enregistré une augmentation des volumes de 12%, grâce à de bonnes performances en Europe de l’Est, en Afrique, au Moyen-Orient (+9,9%) et en Asie (+5,4%).


La croissance a été particulièrement soutenue au Nigeria et en Afrique du Sud, ce qui a compensé la contraction des volumes de 9,7% en Europe. En fonction du succès des campagnes de vaccination, le géant brassicole prévoit une amélioration progressive de la situation dans la seconde partie de l’année.

 

Coûts

Le bénéfice net s’est établi à 168 millions d’euros, en nette hausse par rapport aux 94 millions d’euros enregistrés un an plus tôt, mais toujours en dessous des niveaux d’avant la pandémie : Heineken avait ainsi réalisé un bénéfice net de 299 millions d’euros au premier trimestre 2019. Afin de réduire davantage les coûts, Van den Brink a récemment annoncé un grand programme de restructuration. Environ 8 000 emplois seront touchés dans le monde, soit 10% des effectifs.


Le brasseur va également confier la gestion de ses 750 cafés au groupe immobilier QB Management. Van den Brink veut instaurer une culture de rigueur en matière de coûts dans l’entreprise. Mais Heineken a également présenté de nouveaux objectifs climatiques : le groupe néerlandais souhaite atteindre la neutralité CO2 sur l’ensemble de sa chaîne de valeur à l’horizon 2040.