Malgré sa croissance, Bio-Planet est en perte

Malgré sa croissance, Bio-Planet est en perte

Le marché bio affiche une progression à deux chiffres et intéresse bon nombre de grands retailers du secteur food. Colruyt Group aussi mise pleinement sur son enseigne Bio-Planet, mais ses investissements entraînent de lourdes pertes.

Projets ambitieux

Bien que les supermarchés Bio-Planet de Colruyt Group aient vu leur chiffre d’affaires augmenter de 25% à 122 millions d’euros durant l’exercice comptable 2016-2017, la perte nette a atteint 4,8 millions d’euros, soit le double par rapport à 2015, écrit le journal De Tijd. Ces chiffres rouges sont en grande partie attribuables aux ambitieux projets d’expansion visant 40 points de vente d’ici 2022. Actuellement la chaîne compte 27 magasins et prévoit trois nouvelles ouvertures pour 2018. Afin de financer l’expansion, Colruyt a injecté 30 millions d’euros de capital frais dans sa chaîne bio au printemps 2017.


Bio-Planet détient environ 25% de l’ensemble du marché bio, qui en 2016 a généré 586 millions d’euros, selon les chiffres du VLAM (Office Flamand d'Agro-Marketing). Mais Bio-Planet n’est pas le seul acteur sur cet intéressant marché. Bon nombre de chaînes de supermarchés traditionnelles, comme Delhaize et Carrefour, proposent elles aussi des produits bios : ensemble elles représentent 41,5% du marché bio. Les discounters Aldi et Lidl investissent également dans le bio : leur part de marché progresse et s’élève actuellement à 9,4%. Quant au canal bio spécialisé, il représente 31%.


Ces dernières années les chaînes bios spécialisées se sont multipliées. Récemment par exemple Sequoia Bio & Natural Market a ouvert son septième point de vente à Hoeilaart, le premier magasin de l’enseigne en Flandre. La chaîne bio française Bio C’Bon détient deux magasins à Bruxelles et envisage de poursuivre son expansion. L’enseigne flamande Origin’o compte déjà 17 magasins et la coopérative bruxelloise Färm, qui a démarré en 2013, dispose de six magasins. En Flandre Bio Shop regroupe une vingtaine de magasins indépendants d’alimentation naturelle, alors que le Brabant wallon compte quelques petites enseignes bios tels que Bi’OK (4 points de vente) ou encore Biostory (2 magasins).