Note salée pour Carrefour Belgique suite aux restructurations et aux grèves

Note salée pour Carrefour Belgique suite aux restructurations et aux grèves

Le chiffre d’affaires de Carrefour Belgique en 2010 s’élève à 3,842 milliards d’euros, soit une diminution de 225 millions d’euros. Dans son rapport annuel, ainsi que ses comptes annuels que Carrefour Belgique a déposés à la Banque Nationale, l’entreprise attribue cette baisse de 5,52% « aux grèves du premier trimestre et à la fermeture d’une partie de ses magasins intégrés après le plan de sauvetage. »

Perte nette de 170 millions d’euros

La branche belge de la chaîne française de supermarchés parle également dans son rapport annuel d’une relance du chiffre d’affaires durant le dernier trimestre de 2010 : le chiffre d’affaires a augmenté de 2,2 % ce dernier trimestre pour une surface commerciale identique, soit la plus forte hausse depuis 6 ans, selon la direction. Finalement Carrefour Belgique affiche un résultat de 14,6 millions d’euros, résultat bien inférieur par rapport aux 40,6 millions d’euros en 2009.

 

Toutefois Carrefour Belgique a dû déduire de ce montant un tas de frais suite aux restructurations de l’année dernière, où le groupe a fermé en Belgique 8 hypermarchés et 3 supermarchés en plus du transfert de 16 supermarchés vers le groupe Mestdagh. Dans les comptes annuels, il apparaît que les provisions pour les prépensions s’élèvent à 43,3 millions d’euros et que Carrefour a fait pour 114,9 millions d’euros de ‘frais exceptionnels’ pour sa restructuration. Au bout du compte Carrefour Belgique a clôturé l’année 2010 avec une perte nette de 170 millions d’euros.

 

Suppression de 1.091 emplois  

Le bilan social est lui aussi définitif et officiel. Suite aux restructurations 1.091 emplois ont été supprimés chez Carrefour Belgique. Finalement 984 employés ont opté pour la prépension, possible à partir de 52 ans.  Pour ce faire  Carrefour a enregistré 33 millions d’euros de frais supplémentaires dans sa comptabilité. Selon le groupe il n’y aurait pas eu de licenciements secs.

 

 

Traduit par Marie-Noëlle Masure

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