Oui aux burgers végés, non aux dénominations de produits laitiers

Oui aux burgers végés, non aux dénominations de produits laitiers
Photo : Shutterstock.com

Le Parlement européen a voté contre la proposition d’interdire l’utilisation de dénominations faisant référence à la viande pour les alternatives végétales. Toutefois, les dénominations faisant référence aux produits laitiers restent interdites.

 

La victoire n’est pas complète

Après le vote en séance plénière, les sentiments étaient mitigés au sein de la fédération européenne des consommateurs BEUC. Elle se félicite que les députés européens n’aient pas accepté les propositions concrètes visant à interdire toute dénomination faisant référence à la viande pour les substituts de viande. Selon le lobby de la viande, des dénominations telles que steak, saucisse, côtelette et hamburger devraient être réservées exclusivement à la « vraie » viande. Des appellations telles que « hamburger végétarien » ou « saucisse de soja » pourraient en effet prêter à confusion du côté des consommateurs. Un argument rejeté par les partisans de la nutrition végétale, qui le jugent peu crédible. Un avis apparemment partagé par une majorité de députés européens.
 

Pourtant, la victoire n’est pas complète. Le Parlement confirme en effet que l’utilisation de dénominations faisant référence à des produits laitiers est toujours interdite pour les produits de substitution. Plus question donc de parler de « lait de soja », de « yaourt végétal » ou d’« alternative au beurre ».
 

Un coup dur pour le secteur des produits laitiers végétaux, estime ProVeg International, le groupe d’intérêt qui avait lancé une pétition contre cette interdiction : « Les producteurs de lait végétaux sont confrontés à d’importantes charges financières et à des défis pratiques en lien avec le changement d’appellation, le repositionnement et la remise des produits sur le marché, ainsi qu’à des frais juridiques parfois élevés. L’interdiction entre également en contradiction directe avec les objectifs formulés par l’UE dans le cadre de son “Green Deal” et de sa stratégie “Farm to Fork” visant à créer des systèmes alimentaires plus sains et plus durables. »